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Pour de plus amples renseignements au sujet des nouvelles présentées ci-dessous, prière de communiquer avec le Secrétariat du Réseau des rivières du patrimoine canadien (RRPC) à l’adresse donald.gibson@pc.gc.ca.

2007 : bicentenaire de la traversée de David Thompson Mise-à-jour : juillet 2001

David Thompson, naturaliste, commerçant de fourrures, écrivain, explorateur, cartographe et grand pagayeur, a cartographié quelque 3,9 millions de kilomètres carrés de l'Amérique du Nord; même Lewis et Clark, durant leur célèbre expédition, ont utilisé les cartes de Thompson. Ce dernier a parcouru plus de 90 000 km sur les cours d'eau, ce qui en fait un des plus grands pagayeurs de l'histoire. Il a exploré et cartographié des voies navigables franchissant les Rocheuses, et parcouru la totalité du fleuve Columbia, depuis sa source jusqu'à son embouchure. Les observations astronomiques qu'il ne manquait pas de faire à la fin de chaque journée lui ont valu d'être surnommé « Koo Koo Sint » (contemplateur d'étoiles) par ses guides autochtones.

L'année 2007 marque le 150e anniversaire de la mort de Thompson, en 1857, et le bicentenaire de sa première traversée des Rocheuses, en 1807. Ce bicentenaire nous donnera l'occasion de célébrer les exploits de David Thompson, et de rappeler les liens que nous entretenons avec le territoire de notre pays, ses habitants et sa géographie.

Le RRPC est fier de siéger au Comité directeur du bicentenaire de David Thompson. Personne ne symbolise mieux que lui l'énergie qui se dégage de nos cours d'eau. Pour participer concrètement aux activités du bicentenaire ou en apprendre davantage, communiquez avec le Comité du bicentenaire de David Thompson, par le truchement de son site Web, à l'adresse suivante : www.davidthompson200.ca

Troisième congrès sur le patrimoine fluvial canadien Affiché juillet 2001

Les actes du Troisième congrès sur les rivières du patrimoine canadien, qui s’est tenu à Fredericton du 3 au 6 juin 2001, SONT MAINTENANT DISPONIBLES

Logo PERSONNE-
RESSOURCE :
David Folster
124, rue St. John
Fredericton (N.-B.) E3B 4A7
Tél. : (506) 452-1870
Téléc. : (506) 452-7950
Courriel : treehouse@fundy.net

Fort des succès remportés en 1994 à Peterborough et en 1998 à Vancouver, le CONGRÈS de 2001 des rivières du patrimoine canadien a constitué une occasion unique d'apprendre, de partager et de découvrir, cette fois-ci sur le thème « AVOIR À COEUR LES COURS D'EAU QUI NOUS RELIENT ».

Les rivières nous relient à nos voisins en amont et en aval et nous font communiquer avec notre passé et notre avenir. Elles représentent souvent des frontières qui nous divisent au sens politique du terme, mais en réalité, elles forment des liens communs. Elles nous donnent la vie, un sens, un but. Pour ces raisons, et bien d'autres encore, les rivières méritent qu'on s'y attarde, qu'on en prenne soin et qu’on en fasse l’éloge. Le Troisième congrès sur les rivières du patrimoine canadien a permis à ceux qui ont les rivières à cœur de mieux les connaître, de les célébrer et de forger des liens entre eux. Bref, il s'adressait aussi bien aux représentants de l'industrie, du milieu des affaires, des secteurs public et privé, des groupes autochtones ou des associations locales qu'aux propriétaires fonciers, agriculteurs, écrivains, pêcheurs, professionnels, naturalistes, plaisanciers ou poètes.

Le Congrès a été parrainé conjointement par le Réseau des rivières du patrimoine canadien et la Société du fleuve Saint-Jean. Cette dernière est une organisation sans but lucratif qui s'est donné pour mission d'encourager la bonne gérance environnementale et historique sur tout le bassin hydrographique du fleuve Saint-Jean, avec ses embranchements au Nouveau-Brunswick, au Québec et dans le Maine. Le Congrès a attiré des délégués d'un peu partout au Canada, de la côte est des États-Unis et d'ailleurs. Ils y sont venus pour écouter, pour apprendre et pour y chercher une source d’inspiration. Ils n’ont certes pas été déçus.

Le Congrès nous a permis de constater clairement que les rivières font beaucoup plus que simplement nous relier; elles nous définissent et façonnent notre histoire, notre culture de même que notre identité. Comme le soulignait Peter Pacey, un des artistes les plus populaires du Nouveau- Brunswick : « en ayant à coeur nos rivières, nous prenons soin de nous-mêmes ». Dans son discours inaugural, Iona Campagnolo, ex-présidente de la Commission du bassin du fleuve Fraser, a soutenu ce qui suit : « En restreignant nos rivières, nous nous imposons des limites ». Le juge Graydon Nicholas, de la nation malécite, nous a implorés de prendre autant soin des rivières que nous le ferions de notre propre frère. Les discours de ces conférenciers, et de bien d’autres, se sont avérés une véritable source d’inspiration et de stimulation pour les participants. De plus, ces derniers se sont fait exhorter à continuer de déployer des efforts en vue de devenir de meilleurs intendants des rivières de manière à leur donner toute l’attention qu’elles méritent. Un message est clairement ressorti du Congrès : notre défi consiste à faire en sorte que la croissance rapide et continue sur le plan économique et démographique au Canada non seulement ne porte pas davantage atteinte à nos rivières, mais qu’elle ne cesse d’en améliorer la santé.

Pour ce faire, comme membres de la société et gestionnaires des rivières, nous devons inciter la population à se balader sur les rivières, à en faire l’expérience et à en retirer une fierté. Il nous incombe de rassembler les gens et les groupes et de faire en sorte qu’ils aient tous la même vision, soit la santé de nos rivières. Nous devons nous pencher sur d’autres méthodes actives de gestion publique afin de favoriser la prise de mesures concrètes et d’éliminer les obstacles bureaucratiques. Il nous faut accroître la recherche et la surveillance pour mieux comprendre nos bassins hydrographiques ainsi que la façon dont ils changent.

Le Congrès a permis à tous les participants d’en apprendre davantage au sujet des succès accomplis partout en Amérique du Nord. À la fin, les participants étaient animés par l’inspiration et savaient pertinemment que nous pouvons faire toute la différence. Que pouvons-nous donc demander de plus?

Il est difficile d’évaluer les avantages qu’auront les congrès à court terme. Le Congrès des rivières du patrimoine canadien, quant à lui, a déjà entraîné quelques résultats positifs, y compris l’annonce d’une contribution de 400 000 $ par le gouvernement du Nouveau-Brunswick en vue de l’établissement d’un réseau de sentiers récréatifs le long du fleuve Saint-Jean, l’adoption d’une résolution par la Société du fleuve Saint-Jean pour l’inclusion des sections amont et aval du fleuve Saint-Jean au Réseau de rivières du patrimoine canadien, et la manifestation d’un appui unanime des délégués du Congrès pour la création d’une Journée nationale des rivières.

Le prochain Congrès des rivières du patrimoine canadien aura lieu en juin 2004; on en annoncera bientôt le lieu.

Peter Pacey

Peter Pacey, l’un des artistes les plus populaires du Nouveau-Brunswick, en train de raconter le patrimoine fluvial néo-brunswickois.

Prix nationaux pour la conservation des rivières : Affiché juillet 2001

Quatre prix nationaux pour la conservation des rivières ont été présentés par Madame Iona Campagnola au 3e Congrès des rivières du patrimoine canadien. Les trois premières présentations ont été des prix nationaux de mérite pour la conservation des rivières. Ces prix honorent des particuliers et des organisations qui ont fait une contribution remarquable pour les rivières au Canada et pour le Réseau des rivières du patrimoine canadien. Les gagnants de ces prix ont été Cam McNeil, président du comité de coordination de la voie navigable Rideau, qui a déployé des efforts inlassables pour que cette voie soit reconnue comme rivière du patrimoine canadien; David Goranson, fondateur de la Société pour la préservation des fleuves, des rivières et des lacs du Canada, de la Fondation des lacs et rivières du Canada, et du Grey Owl Trust; et Mel Fitton, qui travaille au ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie du Nouveau-Brunswick et qui a fait preuve d’un engagement remarquable envers le programme du RRPC et les rivières au Nouveau-Brunswick.

Rame

Le prix national Bill Mason pour la conservation des rivières est présenté tous les trois ans à un citoyen canadien qui a contribué de façon exceptionnelle à la conservation du patrimoine et des rivières à canot au Canada. Ce prix a été présenté de façon posthume à l’ancien premier ministre Pierre Elliot Trudeau, qui était un passionné du patrimoine canadien des rivières et du canot, qu’il considérait comme un emblème de l’histoire, de la culture et de l’identité canadiennes. Son fils, Sacha Trudeau, a fait parvenir un message relativement au prix et qui se lit comme suit : « Bill Mason et mon père [...] étaient amis, voisins et, plus que tout, des partenaires de canot [...]. Bill Mason et mon père se disaient que si une origine émane de nos âmes pour le Canada, elle repose dans la communion du canoteur avec notre milieu sauvage impressionnant. Nos âmes se retrouveront toujours dans le canot [...]. C’est un véritable honneur pour ma famille qu’on se souvienne ainsi de notre père, le canoteur, l’ami de la nature, au nom de Bill Mason. ».

Le prix représentait une rame en cerisier, gravée sur bois et faite à la main par l’artiste-peintre sur aviron Dot Bonnenfant, de Chelsea, au Québec. La rame comportait un paysage de la rivière Nahanni Sud.

Les derniers récipiendaire du prix ont été Kirk Wipper, président sortant de l’Association canadienne du canotage récréatif et fondateur du Musée canadien du canot, et Bill Reid, artiste et sculpteur Haida de renommée internationale.

Nouvelles mises en candidature au RRPC Affiché juillet 2001

Montague-Three Rivers, Île-du-Prince-Édouard : une imposante rivière sur une toute petite île.

L’Île-du-Prince-Édouard tire sans doute davantage sa renommée de la maison d’Anne aux pignons verts, mais on doit garder à l’esprit que les rivières forment également une partie intégrale du patrimoine de cette île. La région de Montague-Three Rivers englobe les rivières Cardigan, Brudenell et Montague/Valleyfield, qui déversent leurs eaux dans la baie de Cardigan, sur le détroit de Northumberland, par trois estuaires à marée allongés et en forme de doigt.

La mise en candidature des ces rivières au sein du Réseau de rivières du patrimoine canadien (RRPC) s’appuie sur les riches valeurs culturelles et le potentiel récréatif qu’elles offrent. Les activités agricoles et de colonisation ont considérablement modifié l’état de ces rivières, comme c’est d’ailleurs le cas pour l’ensemble des rivières de l’Île-du-Prince-Édouard, si bien que ces répercussions font obstacle à leur mise en candidature sur la base de leurs valeurs patrimoniales naturelles. Malgré tout, Three Rivers offre une variété d’habitats et de berges inaltérés, incluant des marais salés, des rives sablonneuses et des forêts mixtes. Les oiseaux migrateurs, comme la sauvagine, fréquentent l’estuaire, et les truites et les saumons vivent et se reproduisent dans toutes les eaux du bassin hydrographique.

Ce sont davantage les valeurs culturelles qui font du bassin hydrographique de Three Rivers un site exceptionnel au Canada. Des vestiges archéologiques trouvés dans la région, comme les grattoirs ou racloirs et les têtes de harpons, témoignent d’une occupation des lieux par les Mi’kmaq bien antérieure à l’arrivée des Européens. D’ailleurs, dès leur arrivée dans la région, les Européens ont constaté d’emblée que Montague-Three Rivers représentait l’un des meilleurs havres en Amérique du Nord. La région est rapidement devenue un lieu de colonisation privilégié où se pratiquait la pêche commerciale. En 1732, le village de Jean Pierre Roma, sur les rives de la Three Rivers, fût l’une des premières localités francophones à s’établir à l’Île-du-Prince-Édouard, et devint rapidement la plaque tournante de la civilisation européenne installée sur l’île. Il fût d’ailleurs un temps où tous les chemins de l’Île-du-Prince-Édouard menaient à Three Rivers!

C’est à Montague-Three Rivers, en 1790, que s’établit l’un des premiers services de traversiers au Canada. On peut encore y observer les vestiges des premiers quais d’accostage. En 1803, Lord Selkirk a conduit à Three Rivers 800 colons en provenance d’Isle of Skye, en Écosse. Au cours des années 1840, une florissante industrie de construction navale s’est établie dans la région, et le havre naturel exceptionnel a attiré les pêcheurs commerciaux de la côte est du Canada et des États-Unis. La production d’électricité a débuté en 1899 dans la région de Three Rivers avec la construction du premier barrage sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Le potentiel récréatif de Montague-Three Rivers est exceptionnel. Les canoéistes peuvent sillonner les trois rivières sur plus de 52 km, une distance fort appréciable pour cette île de taille plutôt modeste. On retrouve aussi plusieurs rives sablonneuses d’excellente qualité, des sentiers, dont la Confederation Trail (le plus long sentier à fins multiples de l’Île-du-Prince-Édouard), ainsi que trois routes panoramiques du patrimoine. Les activités les plus populaires incluent la pêche à la truite mouchetée, au saumon de l’Atlantique et au gaspareau (ou alose faux hareng), un poisson-appât couramment utilisé.

The Three Rivers - Photo

Nouvelles désignations

Pour qu'une rivière mise en candidature soit désignée au RRPC, il faut préalablement élaborer un plan de gestion ou une stratégie de préservation du patrimoine qui précise les mesures à prendre pour protéger ses valeurs patrimoniales. On a élaboré des plans de gestion pour les rivières Détroit et le portage La Vase (un prolongement de la rivière Mattawa), toutes deux sises en Ontario, et pour la rivière Main, qui coule à Terre-Neuve.

Rivière Détroit : un patrimoine international unique

La rivière Détroit est une voie navigable qui serpente entre deux grands pays, et ses rives englobent les agglomérations métropolitaines chevauchant toute frontière internationale les plus vastes qui soient. Par contre, au lieu de séparer les collectivités établies sur ses berges, la rivière constitue pour elles un lien à la fois culturel et économique. Tous les ans, plus de 14 000 000 de véhicules traversent la rivière Détroit et 8 000 navires commerciaux la sillonnent, ce qui en fait la traverse frontalière internationale la plus achalandée en Amérique du Nord et une route de transport névralgique au sein du réseau des Grands Lacs reliant le lac Sainte-Claire au lac Érié.

L'histoire de la colonisation, du commerce, de la culture et de l'industrialisation de la région Windsor-Détroit est fascinante et a comme point de mire la rivière Détroit. Les vestiges archéologiques qui ont été découverts sur ses rives y attestent de la présence des Indiens d'Amérique du Nord dès l’an 400 après J.-C. Les Européens sont débarqués à cet endroit vers 1650 et ont exploité les abondantes ressources naturelles de la rivière et de ses environs. La rivière Détroit possède elle aussi une histoire fascinante qui remonte à 300 ans en tant que point de défense stratégique, et fut une partie intégrante du « chemin de fer clandestin » qui amenait les esclaves noirs à la liberté. De nombreux bateaux de plaisance, remorqueurs, cargos hors mer et navires hauturiers sillonnent maintenant ses eaux en côtoyant des parcs, des terres agricoles, des lieux historiques et les grands centres urbains de Windsor (Ontario) et de Détroit (Michigan).

La désignation de la rivière Détroit au RRPC devrait servir de catalyseur pour inciter les gouvernements, les collectivités, les industries, les associations et les particuliers à travailler main dans la main pour veiller à sa préservation, faciliter son interprétation et promouvoir tout l’honneur qui lui revient. La rivière Détroit a été désignée « rivière du patrimoine américain » en 1998. Sa désignation au RRPC lui confère l’honneur de devenir la première rivière à bénéficier d’une double désignation. On peut visiter un site Web consacré à cette rivière : http://www.epa.gov/rivers/98rivers/detroit.html

Le portage La Vase : un passage naturel entre la rivière des Outaouais et les Grands Lacs

En février 1999, on a mis en candidature le portage La Vase au RRPC à titre de complément à la désignation déjà existante de la rivière Mattawa. Le portage La Vase relie le lac Trout, d’où la rivière Mattawa prend sa source, à la rivière La Vase, passage naturel vers le lac Nipissing et la rivière des Français. Parcourir ce corridor de 11 km signifie sillonner les eaux sur une distance de 7 km et portager sur 4 km de sentiers.

Lorsqu’Alexander Mackenzie a parcouru cette région il y a plus de 200 ans, il a sans doute constaté d’emblée que le sentier avait été foulé à maintes reprises, puisqu’il représentait la principale route vers l’Ouest pour le commerce des fourrures. Mackenzie a décrit le portage d’une façon fort imagée, en faisant preuve d’un grand sens pratique : « mille cinq cent treize pas vers un petit canal sis dans une plaine et de dimension tout juste suffisante pour permettre aux canots chargés de glisser vers le prochain bassin… un ruisseau étroit endigué comme seuls les castors savent le faire... un marécage d’une longueur de deux milles jusqu’au dernier bassin…. il faut faire preuve de grande prudence pour éviter les rochers, les souches et les arbres » [traduction]. Les commerçants de fourrure s’accordaient à dire que le portage La Vase était le plus boueux de tous ceux retrouvés sur l’ensemble de la route de canotage transcontinentale.

Cet important sentier de canotage est l’une des plus anciennes routes de commerce des fourrures de l’Ontario, sinon de l’ensemble du Canada. De nos jours, toutefois, aucune trace du vieux portage n’est visible, si bien qu’il est difficile d’imaginer qu’il a constitué une véritable « route transcanadienne » durant plusieurs millénaires. Une collectivité du nom de Friends of La Vase Portages vise le rétablissement du sentier original pour permettre aux voyageurs contemporains de suivre les traces des commerçants de fourrure et des autochtones sur cette traditionnelle route des Voyageurs. La désignation du portage La Vase au RRPC signifie un pas de géant vers la réalisation de ce rêve.

Rivière Main, Terre-Neuve

La rivière Main, l’une des dernières rivières sauvages sur l’île de Terre-Neuve, procure aux canoéistes des sensations à couper le souffle, dignes des plus enivrantes montagnes russes. Mais la Main n'a pas que des rapides à offrir. Les pagayeurs intrépides y trouveront des forêts boréales vierges, des lacs paisibles, les eaux calmes du lac Big Steady, des orignaux, des caribous, des truites mouchetées et des saumons de l'Atlantique.

La mise en candidature de la rivière Main au RRPC s’appuie sur un grand nombre de valeurs naturelles et récréatives exceptionnelles. Son bassin hydrographique englobe des forêts boréales qui comptent parmi les plus anciennes à subsister sur l’île de Terre-Neuve. Ces forêts uniques sont demeurées inchangées depuis plus de 7 000 ans et forment la plus vaste étendue restante de forêts intactes de l’île. L’une des deux populations viables de martre d'Amérique de l’île (une espèce en danger de disparition) habite les forêts le long de la Main. Les forêts constituent aussi un habitat privilégié abritant d’importantes populations de caribous, d’orignaux, d’ours noirs et de lynx. Le tronçon principal de la rivière et ses affluents regorgent de populations de saumons de l’Atlantique et de truites mouchetées qui comptent parmi les plus prolifiques de l’île de Terre-Neuve. Les forêts et les zones humides exceptionnelles de la région du lac Big Steady procurent un habitat de choix à un grand nombre d’oiseaux migrateurs (comme la sauvagine) et de rivage. On considère que la Main est l’une des meilleures rivières sauvages canadiennes et un véritable lieu de prédilection pour pratiquer la descente en eaux vives. Rarement une si courte rivière (longueur de 57 km) ne donne l’occasion de côtoyer une telle diversité de valeurs exceptionnelles.

La gestion de la rivière Main donnera lieu à la recherche d’un équilibre fragile entre l’exploitation forestière et la préservation en nombre suffisant d’habitats intacts pour conserver les valeurs naturelles et récréatives qui ont motivé sa mise en candidature au sein du réseau. La désignation de « parc provincial de préservation d’une voie navigable » bientôt accordée à un important tronçon de la rivière lui procurera une protection législative. Afin de préserver le caractère sauvage unique qu’offre une descente en eaux vives sur la Main, les zones situées à l’extérieur du parc provincial proposé mais visibles des canoéistes (le « bassin visuel ») bénéficieront d’une désignation particulière. Les coupes forestières y seront interdites, ou à tout le moins des techniques précises de récolte devront être mises en application pour veiller à ce que les effets de l’exploitation forestière ne soient pas visibles de la rivière. L’exploitation forestière ne sera pas autorisée dans les habitats clés ou sensibles abritant des animaux sauvages. De plus, une zone tampon de 100 m de largeur sera préservée le long de tous les principaux affluents pour empêcher la détérioration des habitats aquatiques.

Ce ne sont là que quelques exemples des mesures prévues visant à atténuer les impacts de l’exploitation forestière sur les valeurs naturelles et récréatives de la Main, l’une des fières rivières du patrimoine canadien.

Découvrir l’aventure sur les rivières du patrimoine canadien Mis-à-jour juillet 2001

Dans le sillage d’’Alexander Mackenzie
En 1999, Max Finkelstein, du Secrétariat, a completé, son périple bénévole transcanadien le long de la Route des voyageurs Alexander-Mackenzie. Au cours de l’’été 1997, Max avait pagayéé depuis Ottawa (oùù il habite) jusqu’’àà Cumberland House en Saskatchewan, soit une expéédition de 3 000 kilomètres. En 1998, il a voyagé d’’ouest en est, quittant Bella Coola sur la côôte du Pacifique, en Colombie-Britannique, pour traverser à pied la chaîîne montagneuse côôtièère. Il a ensuite descendu en canot la Blackwater (une rivière du patrimoine provincial de la C.-B.) et remonté le fleuve Fraser (désignéé au RRPC en 1998). De là, il a franchi la ligne de partage des eaux, et descendu la rivière de la Paix jusqu’’au lac Athabasca. En 1999, Max a continué son expédition en remontant la rivière Clearwater (mise en candidature en Alberta et désignée en Saskatchewan), pour franchir les 20 km du portage Methye et descendre la rivièère Churchill, y compris la totalité du tronççon de 487 km mis en candidature au RRPC, depuis l’’Île-à-la-Crosse jusqu’au portage Frog, et ensuite emprunter la rivière Sturgeon-Weir (qui pourrait un jour être inscrite au RRPC) pour revenir à Cumberland House, où il avait mis fin à son expédition de 1997.

Cette expédition a fait l’objet d’une couverture médiatique régionale et nationale qui, par ricochet, contribue à promouvoir le RRPC et la Route des voyageurs Alexander-Mackenzie. Depuis son retour, Max a présenté un diaporama sur son aventure à divers événements, notamment à la conférence de la River Management Society en Caroline du Sud et au Heritage Canoe Festival à Peterborough , et il été selectionné pour faire une présentation à ce sujet pour la serie de conférence Kirk Wipper à l’Université Trent. Il fera également quelques présentations au Troisième Congres des Rivières du Patrimoine Canadien à Fredericton en juin, et au congrès du `North American water Trails, au Maine en septembre. Pour un complément d’’information sur la Route des voyageurs Alexander-Mackenzie, s’adresser à l’Alexander Mackenzie Voyageur Route Association au 1 888 484-7035, ou consulter son site Web (www.amvr.org).

On peut suivre le parcours de Max en visitant son site Web (www.voyageur.carleton.ca), ou se renseigner sur son péériple dans la section « « Réécits sur les rivièères »».. Max travaille présentement sur un livre à propos de la Route Des Voyageurs Alexander Mackenzie qui devrait être publié à làutomne,2001

Rapports décennaux sur «  l’état des rivières » Affiché juillet 2001

Des Rapports décennaux sur l’état des rivières ont été produits pour les rivières Bloodvein (section au Manitoba seulement) et Ste-Croix au Nouveau-Brunswick. Le rapport sur la rivière Bloodvein indique qu’aucun changement important n’est survenu qui pourrait altérer les valeurs à l’origine de sa mise en candidature.

Le Rapport décennal de la rivière Ste-Croix indique à la fois des détériorations et des améliorations. La voie navigable de la Ste-Croix est composée de trois sections distinctes, soit les lacs Chiputneticook, qui comprennent les eaux d’amont et un réservoir de retenue contrôlé, le bras principal des rivières entre les municipalités de St. Croix et Milltown, et l’estuaire de la Ste-Croix. La section des lacs Chiputneticook a subi quelques changements au cours des dix dernières années, mais est encore dans un état naturel. Sa célèbre population d’achigans à petite bouche a été restaurée aux niveaux qui prévalaient en 1980. Plusieurs emplacements de camping éloignés destinés aux adeptes du canotage ont été ajoutés. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a fait l’acquisition de toutes les terres affermées de Georgia Pacific, le principal exploitant forestier du secteur, convertissant ainsi la section canadienne du bassin hydrographique en des terres de la Couronne. Cela est de bonne augure pour l’avenir de la section des lacs du bassin hydrographique, étant donné que la plupart des terres ont été proposées comme éléments clés de la Stratégie pour la protection des aires naturelles du Nouveau-Brunswick.

Dans la section de la rivière, la qualité de l’eau continue de s’améliorer. La Georgia Pacific Corporation a amélioré la passe migratoire à Woodland aux alentours d’un des quatre barrages qu’ils opèrent sur la rivière, et a réduit considérablement l’écoulement des effluents provenant de l’usine des pâtes et papiers pour se conformer aux normes provinciales. La Georgia Pacific a aussi volontairement maintenu des niveaux d’eau plus conformes dans la rivière, un avantage pour les adeptes du canotage et pour le poisson. Mais malgré ces mesures, et en dépit d’un important programme de rétablissement, la population de saumons de l’Atlantique a connu un déclin. La population d’alevins a diminué de façon drastique, ce qui peut avoir causé une diminution du nombre de balbuzards pêcheurs.

Dans l’estuaire de la Ste-Croix, la qualité de l’eau s’est améliorée, permettant la reprise des activités de loisirs et de pêche des palourdes après un demi-siècle de fermeture. Les populations de harengs sont en déclin à un point tel qu’il n’y a plus aucune activité traditionnelle de pêche commerciale à la nasse de cette espèce. Le dragage pour la cueillette des oursins et des pétoncles continue de perturber l’écosystème biotique du lit de la rivière.

Dans l’ensemble, après dix années au RRPC, l’état de la rivière Ste-Croix s’est grandement amélioré.

Des copies de ces rapports sont disponibles auprès du membre concerné de la Commission (dont l’adresse figure sur la page Communiquez Avec Nous).

4e symposium canadien sur les canots Affiché juillet 2001

Du 17 au 19 août 2001, l’Association canadienne de canotage récréatif (ACCR) accueillera, à son siège social de Merrickville, Ontario, les participants au 4e symposium canadien sur les canots. Le Réseau des rivières du patrimoine canadien (RRPC) aide à organiser le symposium en fournissant de l’équipement et des conseils généraux. L’ACCR et le RRPC travaillent ensemble depuis longtemps, et les deux organisations publient conjointement un calendrier sur les rivières. Pour en savoir davantage au sujet du symposium ou pour commander le calendrier, veuillez visiter le site Web de l’ACCR à l’adresse http://www.crca.ca

Cérémonies et activités pour les rivières Mise-à-jour juillet 2001

Cérémonie de dévoilement d’une plaque pour la voie navigable Rideau :

Le 19 mai dernier, à Smith Falls (Ontario), a été tenue une cérémonie de dévoilement d’une plaque pour la voie navigable Rideau. La cérémonie a été animée par Wayne Rostad, hôte de la série télévisée de longue durée « On the Road Again », diffusée à la chaîne anglophone de Radio-Canada. Une deuxième cérémonie de dévoilement d’une seconde plaque aura lieu à Ottawa, le 6 août 2001.

Une cérémonie de dévoilement d’une plaque pour la rivière Détroit aura lieu à Windsor, le 19 juillet, 2001.

Rivières présentement à l’étude : Affiché juillet 2001

Études de base :   rivières Coppermine (Territoires du Nord-Ouest), Richelieu (Québec) et Saskatchewan-Nord (Alberta)
Étape de la mise en candidature : rivières Athabasca (Alberta) et Stikine (Colombie-Britannique)
Étape de la planification de gestion :   rivières Tatshenshini (Yukon), Montague - Three Rivers (Île-du-Prince-Édouard), Hayes (Manitoba), Clearwater (Alberta), Missinaibi (Ontario), Cowichan (Colombie-Britannique) et Stikine (Colombie-Britannique)
Rapport de surveillance décennaux à venir : fleuve Yukon (Yukon)
Rapport spécial : Aucun