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Rivières Athabasca

État de la rivière en 2004-2005

Rivières Athabasca
Parcs national Jasper – Alberta
Issue des glaces
Désignée en 1989

Le corridor de l’Athabasca est une caractéristique bien définie du parc national Jasper pour la plupart des visiteurs, à partir de sa source dans le champ de glace Columbia jusqu’aux dunes de sable du lac Jasper. Les voies de transport modernes et les points d’intérêt des visiteurs correspondent aux routes de commerce historiques et préhistoriques et offrent de nombreuses possibilités de profiter de cette rivière patrimoniale. Étant donné le nombre élevé de visiteurs et d’infrastructures, l’état de la vallée de l’Athabasca est fortement révélateur de l’intégrité écologique du parc.

Les vertus esthétiques de l’Athabasca dans le parc national Jasper demeurent sans égales; par ailleurs, nous comprenons de plus en plus que les pratiques antérieures de gestion, y compris l’aménagement de l’infrastructure de transport, ont nui aux processus naturels et imposé des stress à l’écosystème aquatique. L’une des principales préoccupations écologiques liées à cette infrastructure est la fragmentation de l’habitat des poissons créée par les ponceaux des routes et des voies ferrées. Ces ponceaux laissent passer l’eau, mais ne facilitent pas nécessairement le passage des poissons. Les ponceaux sous-dimensionnés augmentent la vitesse du courant à un point tel que les poissons peuvent être incapables d’y passer. Les ponceaux « suspendus » (avec une chute à leur extrémité en aval), placés aux mauvais endroits, ne permettent pas aux poissons d’y passer. Sur le plan écologique, cela peut entraîner une perte globale de l’habitat dont les poissons ont besoin pour le frai, l’élevage des jeunes poissons ou l’hibernation. Le parc national Jasper fait actuellement l’inventaire de tous ses ponceaux pour en déterminer les répercussions globales sur l’habitat des poissons et connaître les travaux de restauration nécessaires.

Le traitement des eaux usées de la ville de Jasper continue d’être la principale préoccupation de gestion quant à la qualité de l’eau de l’Athabasca. La construction d’une nouvelle usine de traitement des eaux usées à Jasper a débuté en mai 2002 et devrait se terminer en décembre de la même année. Parcs Canada dirigera un programme de surveillance biologique pour mesurer la réaction écologique du biote de la rivière à la diminution des concentrations de nutriments.

Certaines des principales mesures formulées dans le plan directeur 2001 du parc concernant les systèmes aquatiques ont été mises en place. Après une importante consultation du public, le parc national Jasper a proposé une série de changements aux règlements sur la pêche qui permettraient de mieux protéger les poissons indigènes de l’Athabasca. La principale révision assurerait une protection complète aux poissons indigènes de l’Athabasca contre la pêche à la ligne en période de frai. En outre, le lac Mile 9, situé à proximité de l’Athabasca, en aval de Jasper, sera fermé à la pêche pour permettre l’étude des populations indigènes de grand brochet. Si ces changements sont approuvés, ils entreront en vigueur en 2002. Des lieux réservés à la pêche de poissons non indigènes ont été ajoutés ailleurs dans le parc.

Les infrastructures de transport et de services publics le long du corridor de l’Athabasca n’ont connu aucun déversement ou fuite au cours de la dernière année. Tel qu’il a été indiqué en 2001, Trans Mountain Pipelines a déterminé des emplacements où les déplacements continus du lit de la rivière sont susceptibles de poser des problèmes dans l’avenir. En 2002, l’entreprise a demandé et obtenu l’approbation réglementaire d’aménager un revêtement armé dans une section de la rivière à un embranchement où l’érosion menaçait l’intégrité du pipeline. Le projet a fait l’objet d’un examen environnemental complet pour assurer la mise en place de mesures de protection appropriées.

Le parc national Jasper travaille actuellement en collaboration avec les partenaires de la forêt modèle de Foothills pour élaborer et mettre en place une base de données sur les ressources aquatiques/halieutiques liée au SIG. Cette base de données accroîtra la capacité du parc d’emmagasiner, de partager et de communiquer de l’information sur les ressources aquatiques, y compris la qualité de l’eau, les régimes d’écoulement, l’hydrologie, la distribution des poissons et l’analyse des habitats, qui se rapportent surtout à la rivière Athabasca et à ses principaux affluents.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Ward Hughson, spécialiste du milieu aquatique, parc national Jasper (780)-852-6205; www.parkscanada.ca/jasper