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La rivière Cowichan est facile d’accès et permet une descente en eaux vives excitante. Crédit : Yvonne Rowell
La rivière Cowichan présente un bel équilibre de valeurs naturelles, patrimoniales et récréatives. Cette riche oasis située à quelques minutes de milieux urbains accueille des centaines d’espèces de poissons, de mammifères, d’oiseaux, d’insectes et d’amphibiens. En plus de contribuer à la stabilité économique de la région, elle permet une foule d’activités récréatives, de la descente en eaux vives en kayak aux randonnées paisibles dans la nature, le tout dans une vallée glaciaire au paysage époustouflant. Plus de 88 000 personnes visitent chaque année le parc provincial de la rivière Cowichan, ce qui en fait l’une des principales destinations de la Colombie-Britannique. Toutes ces raisons ont poussé la British Columbia Heritage Rivers Board à demander, en 1997, l’inclusion de la rivière Cowichan dans le réseau des rivières du patrimoine canadien. Après la mise au point d’une stratégie de gestion, la rivière Cowichan est devenue, en 2003, le troisième cours d’eau de la Colombie-Britannique à être désigné rivière du patrimoine canadien. La rivière Cowichan prend naissance à l’extrémité est du lac Cowichan, dans la partie sud-ouest de l’île de Vancouver, dans une zone biogéoclimatique riche et humide, la zone côtière à pruche de l’Ouest. Long de vingt milles, le lac Cowichan, qui constitue la source de la rivière, est entouré de montagnes s’élevant jusqu’à cinq mille pieds d’altitude. Il draine un bassin hydrographique d’environ deux cents milles carrés. Il s’étend d’ouest en est, tout comme la rivière et rétrécit peu à peu à son extrémité est. Comprimés par les rives rapprochées, les faibles courants qui se rejoignent à cet endroit donnent naissance à la rivière. Celle-ci est alimentée par de nombreux ruisseaux provenant du chaînon de l’île Vancouver ainsi que des lacs Somenos et Quamichan, de plus petites dimensions, situés près de l’agglomération de Duncan. À moins de trente milles de là et à cinq cents pieds plus bas, la rivière vient se jeter dans la mer, dans la zone biogéoclimatique côtière à douglas, au climat maritime sec. À ses deux extrémités, sur un demi-mille environ, la rivière est relativement calme à cause de l’influence du lac et des marées. Entre ces deux tronçons, elle bondit et se fraie un chemin à travers les rochers qui parsèment le fond de la vallée, présentant tantôt des rapides et des chutes, tantôt de larges chenaux paisibles dans la vaste plaine inondable. La vallée fluviale de la Cowichan est un exemple exceptionnel d’une formation qui doit sa création à une série de processus géologiques, dont les plus remarquables sont :
La vallée de la rivière Cowichan est la terre ancestrale de la Première nation de Cowichan, un peuple salish du littoral. Les Cowichan continuent d’utiliser la rivière et ses écosystèmes à des fins médicinales ainsi que pour s’alimenter, se vêtir et s’abriter. La rivière a toujours été un important couloir de transport menant à d’autres bassins hydrographiques et offrant des occasions de commerce. Aux yeux des premiers Européens et Asiatiques venus s’installer dans la vallée de la Cowichan au milieu des années 1800, la région offrait d’immenses possibilités sur le plan agricole. Dans la vallée, une forte activité industrielle axée sur la forêt a servi de moteur au développement économique de toute la région de Cowichan. Les gigantesques spécimens de douglas taxifolié, de pruche d’épinette de Sitka et de thuya (d’un diamètre souvent supérieur à dix pieds) étaient pour les colons une source apparemment inépuisable de bois. La rivière Cowichan jouait un rôle essentiel à l’époque, car elle permettait de transporter les précieux billots jusqu’à la côte. Arrivés là, ceux-ci étaient regroupés dans des allingues et remorqués jusqu’aux nombreuses scieries établies sur la côte. Ce bois était utilisé en Colombie-Britannique ou envoyé à l’étranger, soit en Australie, à Hawaii, au Chili et à Shanghai, où il servait à construire des édifices et des navires. Arrivé au lac Cowichan en 1913, le chemin de fer E & N est devenu le moyen de transport privilégié des entreprises d’exploitation forestière et a provoqué un important boom forestier dans la région. Quand les bûcherons sont partis s’installer ailleurs, ils ont laissé derrière eux des routes, des infrastructures et des dispositifs d’alimentation en eau. Les camps ainsi abandonnés ont alors servi de bases aux communautés désireuses de s’établir dans la vallée. Par ailleurs, bien que l’exploitation forestière ne soit plus aussi dynamique qu’il y a cent ans, grâce à la coupe sélective et à une rotation de plus de 80 ans, les ressources de la vallée sont restées viables jusqu’à nos jours. Bien située entre Victoria et Nanaimo, la vallée de la Cowichan est un centre d’activités récréatives sur l’île de Vancouver. D’abord connue partout dans le monde pour ses activités de pêche spectaculaires, la région est aujourd’hui renommée pour ses randonnées exceptionnelles, ses terrains de camping magnifiques et ses vignobles de qualité supérieure. En plus d’être une destination d’aventure, elle est demeurée populaire auprès des résidents qui aiment venir promener leur chien dans le parc. La région de la Cowichan est une destination touristique des plus recherchées qui accueille chaque année des milliers de visiteurs. Canot, kayak et radeau pneumatique : La rivière Cowichan a toujours été populaire auprès des résidents de la région. Sa réputation s’est toutefois étendue depuis la création du parc de la rivière Cowichan en 1995. Le parc offre différents points d’accès à la rivière, ce qui permet aux adeptes du canot et du kayak de profiter de l’eau, quel que soit leur degré d’expertise. Comme la rivière présente des niveaux d’eau variables et des courants rapides, les visiteurs doivent tenir compte des avertissements affichés. L’été, la descente en radeaux pneumatiques est très populaire. Des milliers de personnes font ainsi la descente d’une journée à partir du lac Cowichan jusqu’aux parcs communautaires riverains de Glenora, tantôt glissant le long de méandres paisibles, tantôt affrontant des rapides électrisants. Randonnée à pied et à vélo : La région de la Cowichan recèle tout un réseau de sentiers reliés à d’autres sentiers nationaux, provinciaux et régionaux. Avec de nombreuses pistes de randonnée et d’observation de la nature appartenant à des parcs provinciaux et régionaux, le sentier de la rivière Cowichan a été ajouté au Sentier transcanadien, dont il rehausse le caractère patrimonial national. Les visiteurs peuvent donc choisir parmi une foule de possibilités : des courtes balades aux difficiles randonnées en terrain accidenté, ou encore suivre un tronçon d’un sentier qui traverse tout le pays. Parmi les sites dignes de mention se trouvent les viaducs restaurés 66-Mile et Holt Creek, les chutes Skutz et le canyon Marie. Le vélo est aussi une activité populaire le long du Sentier transcanadien. Sa pratique est cependant interdite dans les sentiers de randonnée du parc provincial. Camping : Deux terrains de camping sont situés au bord de l’eau dans le parc provincial de la rivière Cowichan. Les terrains de camping de la fosse Stoltz et des chutes Skutz, ouverts aux groupes, offrent 76 emplacements de camping accessibles en voiture ou à pied. La vallée environnante renferme de nombreux terrains de camping exploités par des administrations locales ou des intérêts privés. Les centres d’information touristique de la région en possèdent la liste complète. Pêche : La Cowichan offre des occasions de pêche de calibre mondial. La rivière recèle sept espèces de poisson de pêche sportive, soit le saumon coho, le saumon quinnat, le saumon kéta et le saumon arc-en-ciel, la truite arc-en-ciel, la truite de mer et la truite fardée. La Cowichan est l’une des deux seules rivières de la Colombie-Britannique à contenir de la truite de mer, une espèce importée d’Écosse dans les années 1930. Elle figure également dans de nombreux ouvrages du célèbre auteur, pêcheur et conservationniste Roderick Haig Brown. Les personnes désireuses d’en savoir plus sur la pêche en Colombie-Britannique peuvent s’adresser au ministère provincial de l’Environnement (http://www.env.gov.bc.ca/fw/fish/ – en anglais seulement). Par ailleurs, les pêcheurs à la ligne sont tenus de consulter les règlements en vigueur de Pêches et Océans Canada avant de pêcher le saumon. Voici les commentaires d’un amateur de pêche à la ligne animé d’une véritable passion pour la rivière Cowichan et ses très nombreuses espèces : « Je l’ai plus d’une fois parcourue, en long comme en large. En route, on a affaire à tous les types d’eau imaginables : des étangs calmes et profonds aux tronçons en eaux vives, en passant par les hauts-fonds de gravier et les rapides ombragés hérissés de roches. Il y a des chutes au fracas assourdissant que les bateaux ne peuvent franchir et que les poissons doivent contourner en empruntant des échelles à poissons en béton. Il y a un canyon dont les parois humides gardent la température ambiante fraîche, même au cœur de l’été. Il y a un embâcle de bois qui divise la rivière en une dizaine de chenaux. Il y a des bas-fonds intertidaux où retentissent les cris des oiseaux de mer et, à l’endroit où la rivière quitte le lac, il y a la fosse Hatchery, aussi profonde qu’une lagune. [...] C’est de tout cela que sont faites mes activités de pêche et ma rivière, le tout dans un cadre incomparable : des collines aux arbres toujours verts qui sertissent ses eaux claires aux érables, saules, peupliers de l’Ouest et aulnes qui ombragent ses fosses. Les rares fois où le poisson refuse de mordre, il y a toujours quelque chose à observer, que ce soit la procession des canards – malards, garrots communs, harles et arlequins – qui remontent ou descendent la vallée, ou encore les nombreuses fleurs sauvages qui poussent dans la région, du lysichiton printanier au lis tigré estival sur sa tige ondulante, sans oublier le myosotis et la marguerite, le lupin et la giroflée, l’épilobe et l’asclépiade tubéreuse. Et au-dessus de tout cela, des aigles affamés qui planent, portés par des courants d’air chaud au parfum de peuplier baumier au printemps et de résine de pin l’été. Le cerf s’avance prudemment jusqu’au bord de l’eau pour boire et pour brouter, l’ours noir et le couguar rodent dans les bois, cachés mais à l’affût et le vison discret laisse sa trace sur toutes les barres de sable. La loutre interrompt ses activités de pêche pour venir respirer à la surface. » Renseignements pour les visiteurs Accès : La rivière Cowichan est facile d’accès à partir de la route Transcanadienne. De plus, la route 18 suit la rivière, de la baie Maple au lac Cowichan, ce qui en facilite l’accès sur toute sa longueur. La rivière est située à proximité de Nanaimo (51 km) et de Victoria (60 km), les deux principaux points d’arrivée sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. On peut se rendre dans ces deux villes par la voie des airs. Victoria, en particulier, possède un aéroport international. Les visiteurs peuvent aussi profiter des services de nombreux traversiers, tant dans la partie continentale de la Colombie-Britannique, à Vancouver (Tsawassen) et à Horseshoe Bay, que dans l’État de Washington, à Seattle et à Port Angeles. Hébergement et services : Étant donné que les collectivités de Duncan et de Lake Cowichan donnent directement sur la rivière Cowichan, hébergement et services sont disponibles à l’année. Pour en savoir plus, s’adresser aux centres d’information touristique de Victoria, Nanaimo, Duncan et Lake Cowichan, ouverts toute l’année (www.hellobc.com). Cartes topographiques : Les cartes de la série nationale de référence cartographique 92B/13 et 92C/16 présentent le réseau de la rivière Cowichan à l’échelle 1:50 000 et la carte 92B/00 (Victoria), à l’échelle 1:250 000. Pour les obtenir, s’adresser à : Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa, K1A 0E9 (http://maps.NRCan.gc.ca). BC Parks – Renseignements sur la rivière Cowichan (http://www.elp.gov.bc.ca/bcparks/explore/parkpgs/cowichan.html – en anglais seulement) Information, permis et règlements de la Colombie-Britannique sur la pêche, ministère provincial de l’Environnement (http://www.env.gov.bc.ca/fw/fish/ – en anglais seulement) En vélo sur le Sentier transcanadien en Colombie-Britannique – Information et cartes (http://www.bctrail.ca/) Office du tourisme de la Colombie-Britannique, édifices du Parlement, Victoria, C.-B. V8V 1X4 (www.hellobc.com – en anglais seulement) Chambre de commerce et centre d’information touristique de Duncan-Cowichan, 381, route Transcanadienne, Duncan, C.-B. V9L 3R5 (www.duncancc.bc.ca – en anglais seulement) Office du tourisme de l’île de Vancouver, 203 – 335, rue Wesley, Nanaimo, C.-B. V9R 2T5 (www.vancouverisland.travel – en anglais seulement) Blier, Richard K. Island Adventures. Orca Book Publishers. Victoria. 1989. Copeland, Kathy & Craig. Camp Free in B.C. Voice in the Wilderness Press, Inc. Vancouver. 1995. Marshall, Daniel P. Those Who Fell From the Sky: A History of the Cowichan Peoples. Sandhill Book Marketing Ltd. Kelowna. 1999. Mayo, Joan. Paldi Remembered: 50 Years In the Life of a Vancouver Island Logging Town. Joan Mayo. Duncan. 1997. Mussio, Russell. Trans Canada Trail: The British Columbia Route. Mussio Ventures. Burnaby. 2001. Stefanyk, Larry E. Island Fly Fisherman: Vancouver Island. Harbour. Victoria. 2006. Yorath, C.J. and Nasmith, H.W. The Geology of Southern Vancouver Island: A field guide. Orca Book Publishers Victoria. 1995. Zuehlke, Mark. The Vancouver Island South Explorer. Whitecap Books. Vancouver. 1996. |