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Fleuve Fraser
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À tout prendre, le Fraser embrasse un patrimoine naturel et humain aussi grandiose, étendu et important que tout autre réseau fluvial du monde. Il est au cœur de la diversité écologique, sociale et économique de la Colombie-Britannique et est un fleuron du Réseau des rivières du patrimoine canadien.

Depuis ses eaux d’amont sur le versant occidental de la ligne continentale de partage des eaux, qui se trouve dans le parc provincial du Mont-Robson, il suit un parcours remarquable de 1 375 km jusqu’au Pacifique, à l’angle sud-ouest de la province. Son bassin draine le tiers de la superficie de la province et abrite 2,4 millions de personnes, soit 63 % de la population de la Colombie-Britannique.

Avec les eaux à saumons les plus productives du monde, le Fraser a favorisé pendant des siècles un mode de vie confortable. Pendant des milliers d’années, de nombreuses Premières Nations ont occupé des secteurs bien définis le long du fleuve tirant leur subsistance des poissons, des mammifères et des végétaux associés à cet environnement fluvial. À une époque plus récente, les explorateurs et les colons se sont joints aux Autochtones pour, à leur tour, cueillir les ressources de la région en utilisant le fleuve lui-même pour pêcher, transporter d’autres ressources et soutenir l’agriculture et la vie communautaire.

Avec la colonisation, des industries et des agglomérations se sont développées le long du fleuve, à tel point qu’aujourd’hui, l’activité économique dans le bassin du Fraser représente 80 % du produit intérieur brut de la province et 10 % de celui du Canada.

Étant donné que le Fraser se trouve à la portée d’une si vaste proportion de la population de la province, les activités récréatives liées au fleuve sont innombrables : pêche, navigation, rafting et quantité d’autres activités aquatiques sont pratiquées partout où le public a accès au fleuve. De nombreux parcs dans divers environnements fluviaux facilitent les activités récréatives. La beauté naturelle du Fraser provoque l’émerveillement des automobilistes aux endroits panoramiques des voies publiques, dont la Transcanadienne et la route de Yellowhead.

Géographie

Le plus grand cours d’eau de la Colombie-Britannique est naturellement bien connu. Depuis sa source dans les Rocheuses jusqu’à son embouchure dans le détroit de Géorgie, son parcours de 1 375 km révèle les nombreux paysages typiques de la province et résume en bonne partie son caractère varié.

Certains segments du cours d’eau forment des entités distinctes. Le cours supérieur comprend la source et le tronçon des Rocheuses en amont de Prince George, où le fleuve s’écoule dans un large lit creusé dans la montagne. De Prince George à Lytton, le fleuve traverse un terrain vallonné et les plaines du plateau intérieur en suivant un cours sinueux. Le segment de Lytton à Hope passe par la chaîne Côtière et comprend le célèbre canyon du Fraser. À Hope, le fleuve pénètre dans une vaste plaine d’inondation qui s’étend sur 130 km jusqu’à la côte et à Vancouver.

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Patrimoine naturel

Le bassin du fleuve Fraser, tel qu’il existe aujourd’hui, est le résultat d’une multitude de facteurs qui remontent à des millions d’années. Depuis les eaux d’amont dans les Rocheuses, sur un lit composé de roches sédimentaires anciennes, le fleuve s’engouffre dans le sillon des Rocheuses jusqu’au plateau intérieur et aux montagnes dont la structure, beaucoup plus complexe, comprend des roches volcaniques et sédimentaires plus jeunes. Plus au sud, le fleuve trace son chemin dans plusieurs grands champs de laves avant de pénétrer dans la chaîne Côtière, faite de roches volcaniques plus récentes. La basse vallée est un passage côtier recouvert de roches sédimentaires sur terrain plat ou légèrement en pente, comblé de matériaux laissés par les glaciers des trois périodes glaciaires successives et de matériaux transportés par le fleuve dans les temps modernes. En conséquence, le substrat rocheux est enfoui à des profondeurs de 200 à 250 m sous le niveau de la mer.

La fonte des neiges est la principale source du fleuve dont le débit mensuel varie entre plus de 7 000 mètres cubes par seconde (mcs) pendant les crues du printemps et 850 mcs en hiver. La forte teneur en limon est une caractéristique importante qui donne à la rivière son aspect laiteux dans le cours supérieur et sa couleur grisâtre près de l’embouchure. Les lames d’eau salée (effet de l’océan qui se déverse dans les eaux douces du fleuve) et l’action des marées dans l’estuaire ont un effet plus marqué en période de faible débit. L’envasement annuel est estimé à 20 millions de tonnes de limon, d’argile et de gravier, alors que se déposent 3,5 millions de tonnes par an dans le cours inférieur, le reste étant transporté dans le détroit de Géorgie. Cette sédimentation a élargi l’habitat riverain, où abondent les terres agricoles fertiles. Le lit du fleuve doit toutefois faire l’objet de travaux de dragage périodiques pour permettre le passage des navires hauturiers.

Comme il traverse la province sur toute sa largeur au sud, le Fraser connaît un large éventail d’écosystèmes où est représentée la grande diversité des végétaux et des animaux de la Colombie-Britannique. Deux aspects de la diversité des écosystèmes du Fraser revêtent une importance particulière : les zones humides et l’habitat aquatique. Les zones humides du delta du Fraser sont les plus vastes de la province. Le delta est une halte importante sur la voie migratoire du Pacifique regroupant la plus forte densité de sauvagine d’hivernage et d’oiseaux de rivage migrateurs en Colombie-Britannique. Plus de 300 espèces d’oiseaux migrateurs et résidents fréquentent la basse vallée du Fraser. D’autres segments du fleuve, soit les prairies intérieures et le sillon des Rocheuses, sont également importants en raison des zones humides productives qu’ils comprennent, dont dépend la survie d’une grande variété de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens et d’insectes.

L’habitat aquatique est tout aussi important. Le réseau fluvial du Fraser produit plus de saumons que tout autre réseau fluvial du monde. Son vaste réseau de lacs et d’affluents constitue un habitat de frai et de croissance pour des millions de saumons des six espèces indigènes du Pacifique. Dix millions de saumons reviennent chaque année dans les diverses parties du réseau fluvial du Fraser. On compte en outre 29 autres espèces de poissons qui habitent le fleuve et 87 de plus qui fréquentent l’estuaire.

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Patrimoine culturel

L’influence dominante du fleuve Fraser sur le développement et la vie de la Colombie-Britannique est aussi évidente aujourd’hui qu’elle l’était autrefois.

Pendant des siècles d’occupation, les ancêtres des Premières Nations d’aujourd’hui se sont établis en collectivités dans des territoires nettement identifiables tout le long du fleuve. Chaque groupe, distinct par sa langue et ses traditions, entretenait un lien fondamental avec le fleuve, source d’eau, de nourriture et de spiritualité. Les végétaux et les animaux associés à l’environnement fluvial étaient à la base de la subsistance de ces populations et le fleuve, voie de transport, était le trait d’union entre elles. Les groupes de l’intérieur étaient en général plus nomades que les peuples des régions côtières où des établissements plus importants et permanents étaient courants. Longtemps avant l’arrivée des colons européens, les peuples de l’intérieur sont demeurés tributaires du gros gibier de la région du plateau. À mesure que les conditions de vie ont évolué le long du fleuve, le saumon est devenu plus foisonnant et la population s’est mise à l’exploiter comme source de nourriture et objet de troc. D’abondants vestiges archéologiques ont été découverts dans les villages, les cimetières et les camps, qui illustrent le mode de vie des premiers riverains.

Les voyages d’exploration, stimulés par le commerce des fourrures, ont laissé les premières traces européennes dans le bassin. Les grandes explorations de Simon Fraser, en 1808, pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest, ont attiré l’attention sur le vaste et riche territoire situé au-delà des Rocheuses. En 1827, le premier poste de commerce des fourrures a été établi sur le fleuve, à Fort Langley. Il est demeuré le centre du commerce et du troc jusqu’en 1858, année où la ville de New Westminster a été choisie comme lieu de la capitale du gouvernement continental.

La découverte de gisements aurifères dans la partie inférieure de la vallée du Fraser en 1858, puis dans la région de Cariboo, en amont, en 1861, a provoqué l’arrivée massive des chercheurs d’or et la multiplication des services de transport le long du fleuve. Un service de bateaux à vapeur a été établi en amont vers Fort Hope et Fort Yale et un réseau de pistes et de chemins a été aménagé dans toute la vallée. L’essor démographique s’est accompagné d’une expansion rapide de l’agriculture, de l’exploitation forestière et des services commerciaux de tous genres. La crainte d’une annexion par les États-Unis, par suite de la ruée vers l’or et de l’afflux soudain d’immigrants, a abouti à l’établissement officiel de la colonie continentale de la Colombie-Britannique en 1858. Peu après, soit en 1866, la colonie continentale s’est jointe à la colonie de l’île de Vancouver pour former une nouvelle colonie, Victoria en devenant la capitale.

La construction du chemin de fer du Canadien Pacifique dans la vallée du Fraser a commencé en 1881 et les trains sont arrivés dans le port de Vancouver en 1887. Le train est rapidement devenu le mode dominant de transport pour les voyageurs et les marchandises, causant le déclin du service de vapeurs à roue arrière sur le fleuve. Le fleuve est d’ailleurs demeuré un obstacle majeur aux déplacements entre les centres urbains de la partie inférieure de la vallée avant la construction du premier pont d’importance en 1891.

Le Fraser a joué un rôle capital dans le développement de la Colombie-Britannique, sa colonisation, ses modes de transport et son économie. Aujourd’hui, le port de Vancouver est le plus grand du Canada et constitue le débouché vers le Pacifique pour des exportations d’une valeur de 38 milliards de dollars par an. Les voies de transport et la croissance urbaine liées au Fraser sont à la base de son économie moderne.

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Valeurs récréatives

Ici encore, l’ampleur des possibilités de loisirs est fonction de l’échelle même du Fraser, de sa diversité et de son accessibilité. Dans les eaux d’amont, les loisirs sont axés sur le caractère sauvage du bassin de montagne. Le fleuve lui-même est bien connu des amateurs de canoë et de kayak pour l’ivresse de ses eaux vives et aussi pour l’excellence de la pêche. Dans le bassin dans son ensemble, il y en a pour tous les goûts : randonnées, camping, excursions, observation de la nature, chasse, ski de fond et motoneige.

Aux endroits où le Fraser traverse l’intérieur de la province, les loisirs sont influencés par un environnement plus pastoral. Dans les centres urbains de Prince George, Quesnel et Lytton, sis dans un décor rural, les musées, les artefacts, les expositions et les sentiers offrent une mine d’informations permettant de comprendre le caractère et le patrimoine de la région.

En aval de Lytton, le fleuve s’engouffre dans le canyon du Fraser, spectaculaire et historique. Les loisirs à cet endroit sont dictés par le grand nombre de voyageurs routiers qui veulent voir le canyon et admirer la puissance du fleuve. Les visiteurs peuvent s’inscrire pour la journée à une expédition de rafting dans le canyon et, à Hell’s Gate (l’endroit où le canyon est le plus resserré), des exploitants commerciaux offrent des visites en hélicoptère et un circuit au-dessus du fleuve en télécabine. Des aires de pique-nique, des parcs, des sentiers et des belvédères facilitent l’accès du public à ce tronçon impressionnant du fleuve. Les localités historiques de Yale et de Hope sont aussi des points d’intérêt populaires auprès de nombreux voyageurs.

Dans la vallée et le delta du bas Fraser, les activités diurnes sont souvent liées aux parcs, aux aires fauniques et aux sentiers qui bordent le fleuve dans des environnements tantôt ruraux et tantôt urbains qui, pendant toute l’année, font sentir la présence du fleuve à la vaste population de cette région. Les possibilités de pique-nique, de cyclisme, de marche, d’observation des oiseaux, d’étude de la nature et de découverte historique sont innombrables. La pêche et la navigation sont aussi très en vogue.

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Renseignements pour les visiteurs

Accès : la plus grande partie du cours du Fraser est longée par certaines des routes principales de la Colombie-Britannique. Le long du sillon des Rocheuses, dans les eaux d’amont du fleuve, la route de Yellowhead (16) est parallèle au fleuve jusqu’à la ville de Prince George. Entre Prince George et Lytton, la route de Cariboo (97) est la principale voie d’accès à de nombreux chemins latéraux qui mènent à des endroits précis et à des lieux de loisirs en bordure du fleuve. La ville de Quesnel se déploie sur les berges du Fraser, offrant des activités aquatiques et un patrimoine historique qui témoignent de l’importance du Fraser dans l’histoire de la ville. Au nord du lac Williams, la route suit le fleuve de plus près offrant des vues saisissantes et un accès direct aux rives qui se prolongent jusqu’à Prince George. Le traversier Marguerite est un point d’accès historique d’intérêt particulier le long de cette partie du fleuve.

De Lytton jusqu’à Vancouver, le fleuve est bordé par la Transcanadienne. Dans la vallée du bas Fraser, cette route suit la rive Sud du fleuve, tandis que la route 7 longe la rive Nord jusqu’à Vancouver. Le long de ce tronçon du fleuve, on peut prendre le train qui suit le canyon du Fraser et le bas de la vallée jusqu’à Vancouver.

Les visiteurs qui arrivent par avion en Colombie-Britannique atterrissent le plus souvent à l’aéroport international de Vancouver, qui se trouve dans le delta du Fraser sur une île située entre le chenal principal et le bras Nord. D’autres aéroports, dans des centres plus petits le long du fleuve, dont Prince George et Quesnel, offrent aussi un accès aérien aux visiteurs.

Services : de nombreux parcs et sentiers provinciaux, régionaux et municipaux permettent de jouir du fleuve sur toute sa longueur. Les bureaux de tourisme locaux dans les principaux centres urbains le long du fleuve répondent aux demandes de renseignements sur l’accès, l’hébergement, les installations et les activités.

Cartes : Cartes topographiques de la Série nationale de référence cartographique (1:250 000) – 92 G,H,I,P,O; 93 A,B,G,H,I,J; 83 D,E. S’adresser au Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa (Ontario)  KIA 0E9, (613) 952–7000 (http://maps.NRCan.gc.ca), ou à Maps BC, Legislative Buildings, Victoria (C.–B.)  V8V 1X4.

Pour plus de détails : Services, permis et règlements : Il faut se procurer une licence ou un permis du gouvernement de la Colombie-Britannique pour pratiquer certaines activités dans le bassin, dont la chasse et la pêche. Par ailleurs, de nombreux terrains le long du fleuve appartiennent à des particuliers et leur utilisation ou leur accès par le public est limité. Un programme central d’information du public facilite l’accès à l’information de divers ministères, Enquiry BC (800–663–7867), qui renvoie les demandeurs à des programmes particuliers et à des bureaux gouvernementaux de toute la province.

Le Fraser Basin Council est un organisme dont le mandat est d’établir des plans et de coordonner la gestion des activités à l’intérieur du bassin du Fraser de manière à maintenir et à améliorer à long terme la vigueur et la productivité du fleuve. Pour renseignements : pièce 1257, 409, rue Granville, Vancouver (Colombie-Britannique)  V6C 1T2, (604) 605-3450. (www.fraserbasin.bc.ca)

Renseignements sur le tourisme et les loisirs : Tourism British Columbia : Tél. (800) 663–6000 (http://www.travel.bc.ca/)

Outdoor Recreation Council of BC : 334 - 1367, avenue West Broadway, Vancouver (C.–B.)  V6H 4A9 Tél. : (604) 737–3058

Directeur national, Réseau des rivières du patrimoine canadien a/s Parcs Canada, Ottawa (Canada)  K1A 0M5 Tél. : 819–994–2913. Téléc. : (819) 997–0835. Courrier électronique : donald.gibson@pc.gc.ca

BC Parks – 800, rue Johnson, 2e étage, Victoria (C.–B.)  V8V 1X4 Tél. : (250) 387–5002 (www.bcparks.com)

Strategic Forest Planning Section, Forest Practices Branch, Ministry of Forests, C.P. 9513, succursale du gouv. prov. Victoria (C.–B.)  V8W 9C2 Tél. : (250) 387–6653

BC Protected Areas and BC Heritage Rivers Program (http://www.wcel.org/frbc/Part4/part4_2.htm)

Les visiteurs qui arrivent par avion en Colombie-Britannique atterrissent le plus souvent à l’aéroport international de Vancouver, qui se trouve dans le delta du Fraser sur une île située entre le chenal principal et le bras Nord, pres de Steveston Village et plusiers autres sites historiques. D’autres aéroports, dans des centres plus petits le long du fleuve, dont Prince George et Quesnel, offrent aussi un accès aérien aux visiteurs.

Pour faire une cyberexploration de la vallée inférieure du Fraser, visitez le site Web www.fraserriverdiscovery.org.

Pour information sur le lieu historique nationale Gulf of Georgia Cannery, visitez le site Web www.parkscanada.gc.ca/cannery. Pour plus d’information au sujet du l’estuaire du fleuve Fraser, vistez www.steveston.bc.ca et www.tourism-richmond.com.

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Autres renseignements

British Columbia, 1996, The Fraser, document d’information du public, Fisheries Branch, Min. of Environment, Lands & Parks, Victoria (C.–B.).

Charrington, John A, 1992, Fraser Valley: A History, Harbour Publishing, Madeira Park, C.–B.

Hume, M., 1992, Run of the River, Newstar Publishing, Vancouver.

Watmough, D., 1992, The Discoverer’s Guide – Fraser River Delta: Exploring the Living River, Lone Pine Publishing, Edmonton.

Wright, R.T., « Fraser River Odyssey: In Simon Fraser’s ‘Footsteps’ to the Sea », revue Explore, no 16, p. 6-16.

Finkelstein, Max, “Canoeing a Continent: On the Trail of Alexander Mackenzie”, 2002, Natural Heritage Books

Waite, Don,” Fraser Canyon Story” (A Gold rush trail book), Big Country Books, 1988

Harris , Lorraine , Gold Along the Fraser , Big Country Books, 1984

Hayes, Derek, Historical Atlas of the Pacific Northwest: Maps of Exploration and Discovery : British Columbia, Washington, Oregon, Alaska, Yukon Sasquatch Books,

Haig-Brown, Alan, and Rick Blacklaw (photographer) The Fraser River , Harbour, 1996

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