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Rivière Hillsborough

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La rivière Hillsborough (East River), qui est caractéristique de nombreux cours d’eau de l’Île-du-Prince-Édouard, est sensible à la marée sur les trois-quarts de son axe principal. Les premières personnes qui ont cartographié l’île ont d’ailleurs noté qu’«  aucun de ses points n’est à plus de 10 milles de l’influence des marées ». Le décor champêtre que traverse la Hillsborough est souvent interrompu par des terrains boisés.

 

Des populations humaines, venues de diverses régions de l’Europe au cours des 275 dernières années, ont su tirer profit de la richesse du cours d’eau estuarien qu’est la rivière Hillsborough. Attirées par ses capacités de pourvoir aux besoins essentiels de la vie, des populations se sont formées en bordure de la rivière; elles ont pêché des huîtres, des palourdes américaines et des moules; elles ont endigué et moissonné des terres humides; elles ont joué dans les eaux de la rivière, et sur ses rives; elles ont construit de gros vaisseaux à voiles et ont utilisé la rivière comme voie de transport.

 

En 1994, la candidature de la rivière Hillsborough au Réseau de rivières du patrimoine canadien (RRPC), fut présentée en raison de son importance au niveau du patrimoine humain et de ses valeurs récréatives exceptionnelles. Cette présentation a été faite conjointement par la province et la Hillsborough River Association – un groupe de citoyens qui s’intéressent à l’avenir de la rivière. On n’a pas oublié l’époque où des populations se sont bâties des maisons sur les rives de la rivière, ni celle où des vapeurs circulaient l’été sur la rivière, ni celle où on se déplaçait, l’hiver, sur l’estuaire glacé.

Géographie

La rivière Hillsborough, longue de 45 kilomètres, coule de l’est vers l’ouest et draine 350 kilomètres carrés, constituant le plus grand réseau hydrographique de l’Île-du-Prince-Édouard (1/15e de la masse continentale). La rivière Hillsborough reçoit plusieurs sources (tributaires); son point d’origine est dans la région du ruisseau Fanning et du chemin St. Patrick; elle coupe presque l’île en deux. Son choix comme voie de transport entre le nord et le sud, par les groupes culturels de la région, s’imposait. Près de la baie Saint-Pierre, on a trouvé des traces d’activités exercées au stade paléo-indien supérieur, il y a environ 10 000 ans.

 

Le long estuaire de la rivière présente un «  corridor fluvial submergé » qui avait une vaste plaine inondable avant que la région ne soit inondée de façon permanente en raison de l’augmentation du niveau de la mer.

 

La région de la rivière Hillsborough est formée de paysages plats et de paysages qui ondoient doucement. Le point le plus élevé du bassin hydrographique se situe à seulement 250 pieds au-dessus du niveau de la mer, dans une région célèbre pour l’eau douce qui jaillit de sources souterraines. Entre Charlottetown et l’île Glenfinnan, elle s’écoule en un large estuaire qui rétrécit jusqu’à environ 1/2 km de largeur à la hauteur de cette île de 5,6 hectares située à 10 kilomètres de la capitale. La rivière rétrécit encore en face du mont Stewart, où elle fait plusieurs mètres de large. Alimentée par plusieurs sources, elle est large de quelques mètres seulement dans la région de Cherry Hill.

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Patrimoine naturel

Le bassin hydrographique de la rivière Hillsborough est peut-être la principale zone de terres humides de l’île. Ses marais salés, sursalés et d’eau douce constituent des habitats variés pour la faune. Ses terres humides abritent aussi de très nombreux oiseaux aquatiques. On y rencontre également des rats musqués et des renards (ces animaux représentent 80 % de tous les animaux que l’on prend au piège).

 

Des centaines de couples de grands hérons nichent près du lieu de rencontre des rivières Glenfinnan et Hillsborough, dans l’île Glenfinnan, dont ils semblent apprécier l’isolement relatif. Des 20 îles côtières de l’Île-du-Prince-Édouard, l’île Glenfinnan est celle qui est la plus éloignée des côtes. Soulignons que l’observation de la faune à sur la rivière Hillsborough et ses tributaires plus au sud revêt un intérêt particulier. À l’endroit où la Hillsborough se jette dans le port de Charlottetown, on peut voir une colonie de sternes communes qui nichent sur des piliers de pont abondonnés par l’homme il y a plus de 30 ans. Ces sternes communes, comme les grands hérons (des oiseaux nicheurs coloniaux eux aussi), font partie du patrimoine naturel dont on peut apprécier la beauté dans la région de la rivière Hillsborough.

 

Le bassin hydrographique de la rivière Hillsborough renferme des aires naturelles désignées : Royalty Oaks, un peuplement de chênes rouges matures, qui serait unique en son genre dans l’île et qui est protégé, géré et interprété à East Royalty. Cette communauté et Island Nature Trust assurent conjointement la gestion de cette étendue de quatre hectares. Une terre humide liée à la rivière Johnston - propriété de la Couronne, est protégée en vertu de la Loi sur la protection des aires naturelles.

 

Divers autres éléments naturels enrichissent le bassin hydrographique de la rivière Hillsborough, dont 57 plantes vasculaires rares (on ne s’étonnera pas d’apprendre que 25 d’entre elles appartiennent à des milieux humides) et de nombreuses espèces d’oiseaux de rivage qui fréquentent de vastes battures. La Hillsborough renferme diverses espèces de poissons de mer et de poissons d’eau douce (ombles de fontaine, bars d’Amérique, éperlans, maquereaux, anguilles, etc.).

 

La principale caractéristique du patrimoine naturel de la région de la rivière Hillsborough est la diversité de la faune, qu’explique en grande partie la variété des habitats. L’impact de l’activité humaine sur ce patrimoine est important. On ne trouve d’ailleurs aucune aire qui soit intacte dans la région, comme dans la majorité des autres régions de l’île.

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Patrimoine culturel

Histoire : Les Mi’Kmaq appelaient la rivière Hillsborough «  Elsetkook » («  coule près des hautes falaises »); les Français et les Acadiens l’appelaient «  Rivière du Nord-Est et «  La Grande Rivière ». Les premiers colons britanniques la baptisèrent Hillsborough en l’honneur du comte de Hillsborough. Elle porte aussi le nom de «  East River ».

 

Il reste peu d’objets culturels façonnés par les Mi’Kmaq préhistoriques ou leurs ancêtres, ou par les français, le long de «  La Grande Rivière ». Les Français furent les premiers Européens à s’établir dans la région de façon permanente; c’est en 1720 qu’ils ont commencé à s’y installer, à Port LaJoye, pour monter la garde à l’embouchure de la rivière Hillsborough. Mais le malheur les frappa. En 1758, les Britanniques ont chassé de leurs terres la majorité des habitants de l’île (ils étaient 5 000), y compris des riches terrains marécageux qui avaient attiré, quelques années auparavant, des Acadiens qui maîtrisaient l’art de les exploiter. Les activités archéologiques exercées au lieu historique national du Fort-Amherst(Port-la-Joye et les recherches menées le long du corridor fluvial, nous aident à en apprendre davantage sur la façon dont on vivait sous le régime français.

 

Sous les Britanniques, deux grands groupes de colons émigrèrent dans l’île. Les colons Glenalladale (des Highlanders catholiques) arrivèrent les premiers et s’installèrent sur la rive nord de la rivière Hillsborough en 1772; l’autre groupe, celui des Irlandais du comté de Monaghan, s’établit sur la rive sud de la rivière environ 50 ans plus tard.

 

La rivière Hillsborough a toujours servi de «  route »; elle a été une voie de transport jusqu’aux années 1960. L’hiver, on utilisait l’estuaire glacé quand des tempêtes de neige rendaient impossible la circulation sur les routes pendant plusieurs jours. Des chemins parallèles à la rivière reliaient les collectivités rurales, qui n’étaient jamais loin d’un quai. Plus de 500 bateaux ont été construits le long de la rivière Hillsborough; bon nombre d’entre eux l’ont été dans l’un ou l’autre des quatre chantiers crées dans le secteur où le chenal de la rivière rétrécit, dans la région du mont Stewart, et dont il reste très peu de traces visibles. Près de l’île Glenfinnan, à l’endroit où la rivière devient plus étroite, les Français et les Anglais se seraient battus dans les années 1750. Une «  batterie » garde l’emplacement.

 

Les paysages agricoles et halieutiques (en particulier ceux de la pêche aux huîtres) de l’Île-du-Prince-Édouard sont bien représentés dans la région de la rivière Hillsborough. À l’endroit où cette dernière et les rivières North et West se rejoignent, s’élève Charlottetown, la ville où les pères de la Confédération ont tenu, en septembre 1864, la première des conférences importantes qui devaient aboutir à la création du Canada. Un festival rappelle cet événement tous les septembres, à l’embouchure de la rivière Hillsborough.

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Valeurs récréatives

La rivière Hillsborough est un endroit remarquable pour les loisirs; des utilisateurs divers peuvent y exercer des activités récréatives de toutes sortes.

 

Loisirs aquatiques : Les activités en milieu aquatique comprennent entre autres le canoé et le kayak; plusieurs points d’accès ont été aménagés le long du cours d’eau. Ces activités sont aussi offertes à partir de Charlottetown; la randonnée et la camping peuvent également être disponibles à certains endroits. La navigation à voile est limitée aux abords du port de Charlottetown, en raison de la présence des bas-fonds et des courants forts sous le pont Hillsborough. Après avoir franchi cet obstacle, les navigateurs peuvent poursuivre prudemment leur route dans le chenal jusqu’au mont Stewart.

 

Observation de la nature : Dans la région de la rivière Hillsborough, on peut observer la colonie de grans hérons de l’île Glenfinnan et regarder pêcher les pygargues à tête blanche et les balbuzards; le long des sentiers terrestres, on peut observer d’autres oiseaux.

 

Chasse et pêche : La chasse et la pèche sont populaires dans la région de la rivière Hillsborough. L’estuaire abrite diverses espèces de crustacés, de mollusques et de poissons. Les pêcheurs à la ligne pêchent surtout des ombles de fontaine, des truites arc-en-ciel et, à l’occasion, des bars d’Amérique. La chasse aux oiseaux aquatiques est exceptionnelle dans le bassin hydrographique de la rivière Hillsborough, en particulier dans l’aire mise en candidature. Le paysage de la plaine inondable renferme des estuaires, des lacs d’eau douce et des étangs; de nombreuses espèces y trouvent d’excellent aires d’alimentation et de nidification. Les espèces les plus nombreuses sont les sarcelles à ailes bleues, les bernaches cravans, les canards noirs et les bernaches du Canada.

 

Sentiers et routes : Les sentiers et les routes reflètent l’évolution historique et les éléments naturels du corridor fluvial ; ils offrent des espaces très propices aux activités récréativesLe réseau de sentiers «  Routes for Nature and Health », qui se trouve dans la région de Charlottetown, comprend une emprise de chemin de fer abandonnée, ainsi que celle du Confederation Trail qui s’étend sur 77 kilomètres entre le mont Stewart et Elmira. Parmi les autres sentiers importants, il y a ceux du boisé de démonstration Auburn et de l’aire naturelle Royalty Oaks.

 

Observation du patrimoine humain : La présence de l’homme, hier et aujourd’hui, se manifeste diversement dans la région de la rivière Hillsborough. Les résidants et les visiteurs peuvent participer à des festivals et à d’autres activités à saveur culturelle, et visiter des musées ou des lieux importants sur le plan culturel. Récemment, les Amis de St. Andrews ont accompli un exploit remarquable : ils ont déménagé de Charlottetown à son emplacement original (près du mont Stewart, à St. Andrews) la charpente du bâtiment (endommagée par le feu) qui a été la première chapelle de collège de l’Île-du-Prince-Edouard. Il y a plus de 100 ans, on avait déplacé la chapelle jusqu’à la capitale, à l’aide de douzaines de chevaux, en empruntant la rivière glacée. Aujourd’hui, l’ancienne chapelle est un bâtiment apprécié du patrimoine bâti de la région de la rivière Hillsborough; on y présente des conférences et des concerts.

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Renseignements pour les visiteurs

Cartes topographiques : La région de la rivière Hillsborough est représentée à l’échelle 1/50 000 sur des cartes disponibles chez les marchands de cartes et au Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa, K1A 0E9. Téléphone : (613) 952–7000. Références cartographiques : 11L/3 (Charlottetown), 11L/6 (North Rustico). 11L/7 (Mt. Stewart).

 

Pour en savoir plus sur la rivière Hillsborough et sur le tourisme à l’Île-du-Prince-Édouard, visitez le site Web officiel du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard : http://www.gov.pe.ca/visitorsguide/islandinbrief/touring.php3

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Autres renseignements

Informations touristiques : 1–800–463–4PEI. Services aux visiteurs, Dept. Econ. Development and Tourism, C.P. 940, Charlottetown (Î.–P.–É), C1A 7M5.

 

Pêche sportive (règlements) : Fish and Wildlife Division, Dept. of Environmental Resources, C.P. 2000, Charlottetown (Î.–P.–É), C1A 7N8. Téléphone : (902) 368–4683.

 

Sentiers de randonnée : Island Trails, C.P. 265, Charlottetown (Î.–P.–É)  C1A 7K4. Téléphone : (902) 894–7535.

 

Parcs provinciaux : Visitor Services, Dept. of Econ. Development and Tourism, C.P. 940, Charlottetown (Î.–P.–É), C1A 7M5. Téléphone : (902) 368–4444.

 

Parcs nationaux : Parcs Canada, Propriétés historiques, rue Upper Water, Halifax (Nouvelle–Écosse)  B3J 1S9. Téléphone : (902) 426–3436.

 

Parc national de l’Î.–P.–É : Ministère du Patrimoine canadien, 2 Palmer Lane, Chalottetown (Î.–P–É.), C1A 5V6. Téléphone : (902) 672–6350.

 

Réseau de rivières du patrimoine canadien : Gestionnaire national, Réseau de rivières du patrimoine canadien, Ottawa, Canada, K1A 0M5. Téléphone : (819) 994–2913. Télécopieur : (819) 997–0835. Adresse électronique : donald.gibson@pc.gc.ca.

 

Rivières du patrimoine canadien sur l’Î.–P.–É. : Project Development Officer, Dept. of Econ. Development and Tourism, C.P. 2000, Charlottetown (Î.–P.–É.), C1A 7N8. Téléphone : (902) 368–4275.

 

Hillsborough River Association : C.P. 22003, Charlottetown, Î.–P.–É., C1A 9J2. Téléphone : (902) 892–5653. Télécopieur : (902) 628–6331.

 

Guides, pourvoyeurs et hébergement : Services aux vixiteurs, Dept. of Econ. Development and Tourism, C.P. 940, Charlottetown (Î.–P.–É.), C1A 7M5. Téléphone : (902) 368–4444.

 

Pour un portrait personnel de la Hillsborough, selon la perspective d'un naturaliste- canoteur, visiter le site http://www.isn.net/fletch.

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Lectures recommandées

Réseau des rivières du patrimoine canadien, Mise en candidature de la rivière Hillsborough, ministère du Patrimoine canadien, Ottawa, 1993. Préparé par le Dept. of Economic Dev. & Tourism de l’Î.–P.–É., et disponible à leur bureau.

 

Clark, A.H. Three Centuries and the Island. A Historical Geography of Settlement and Agriculture in Prince Edward Island, Canada, presses de l’Université de Toronto, 1959.

 

Day, R., et P.M . Catling, The Rare Vascular Plants of Prince Edward Island, Syllogeus (nº 67), Musée canadien de la nature, 1991.

 

Environnement Canada, Water : Prince Edward Island Most Precious Resource, Surface Water Program, Ministères de l’Environnement du gouvernement fédéral et du gouvernement de l’Î.–P.–É., 1990.

 

Johnstone, W., Travels in Prince Edward Island, Gulf of St. Lawrence, North America in the Years 1820–21, publié en 1824 par J. Robertson.

 

McIsaac, L., And the River Flows On, Lemark Publ., Charlottetown (Î.–P.–É.), 1992.

 

Noel, L. E., Voyages : Canada`s Heritage Rivers, Breakwater Publ., produit par QLF/Atlantic Centre for the Environnement, T.–N., 1995.

 

P.E.I. Museum et P.E.I. Heritage Foundation, The Island Magazine, 1976 – présente des sujets variés, publication semestrielle.

 

Pigot, F.L. John Stewart of Mt. Stewart : A History of Mt. Stewart, P.E.I. Heritage Foundation Comemorative Series (nº2), 1974.

 

Écrit par Fred Horne pour le Island Nature Trust et la Hillborough Association. Dernière révision : 1999.

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