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Réseau fluvial Margaree

État de la rivière en 2005-2006

Réseau fluvial Margaree, Nouvelle‑Écosse
Bassins isolés et clairières paisibles
Désigné en 1998

L’ensemble remarquable de valeurs patrimoniales, tant naturelles que culturelles, du réseau fluvial Margaree-lac Ainslie témoigne des divers chapitres de l’histoire humaine qui ont marqué ce paysage spectaculaire. Les eaux claires du tronçon nord‑est sont fréquentées par des populations de saumon atlantique qui attirent de nombreux amateurs de pêche à la ligne de partout au monde. Le tronçon sud‑ouest est un lieu de montaison du gaspareau d’importance provinciale encore exploité par les pêcheurs commerciaux traditionnels et par les pêcheurs autochtones.

Les résidants n’ont jamais nié que le réseau fluvial contribuait à leur qualité de vie. Depuis toujours, ils se tournent vers la Margaree pour gonfler leurs revenus, occuper leurs loisirs et, à la fin d’une longue journée de travail, se ressourcer et retrouver la paix intérieure que viennent maintenant chercher des visiteurs d’ici et d’ailleurs. La Margaree-Lake Ainslie Canadian Heritage River Society, regroupement de bénévoles représentant une demi‑douzaine de communautés du bassin fluvial, continue de voir à la mise en œuvre de la stratégie de partenariat grâce à laquelle la Margaree est devenue une rivière du patrimoine canadien.

En 2005, des groupes locaux et provinciaux d’amateurs de véhicules hors route ont collaboré avec le gouvernement en vue de déplacer un sentier majeur de motoneige qui traversait un important milieu humide protégé du réseau fluvial Margaree-lac Ainslie.

Le nombre de bars rayés de la côte ouest de l’île du Cap-Breton a chuté au cours des dernières années, ce qui a entraîné l’interdiction de pêche récréative de ce secteur. Les recherches sur les pêches ainsi que les travaux de surveillance effectués dans le réseau fluvial de la Margaree indiquent que la population de bars rayés dans la Basse Margaree semble à la hausse. Les responsables des pêches continuent de se demander si l’introduction de l’achigan à petite bouche dans le lac Ainslie aura des effets négatifs sur les populations indigènes de gaspareau, d’omble de fontaine et d’ouananiche. Pendant les travaux de surveillance de 2005, aucun alevin n’a été trouvé dans la population, ce qui révèle que les poissons introduits n’ont pas encore réussi à se reproduire.

D’importantes initiatives provinciales lancées en 2005-2006 pourraient contribuer à la protection et à l’appréciation des rivières du patrimoine de la Nouvelle‑Écosse. Les modifications apportées à la Special Places Protection Act simplifientle processus d’identification et de désignation des sites écologiques importants sur les terres privées et domaniales. La Off-Highway Vehicles Act, dans sa version modifiée, améliore la protection des zones vulnérables sur le plan écologique, comme les milieux humides et les lacs, et assure le soutien nécessaire à l’aménagement d’un réseau de sentiers balisés de véhicules hors route.

La Nouvelle‑Écosse a également mis un processus en place avec des partenaires dont des organisations environnementales et l’industrie forestière, en vue de créer un vaste réseau d’aires protégées et d’atténuer les impacts sur l’approvisionnement en bois que pourrait avoir la protection des terres boisées. Grâce à ce processus, il sera possible de protéger d’autres terres et ainsi concrétiser les objectifs de conservation des rivières du patrimoine.

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec David Williams, coordonnateur régional des aires protégées, ministère de l’Environnement et du Travail de la Nouvelle‑Écosse, au 902‑563-3428.