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Rivière Missinaibi

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Située dans le nord-est de l’Ontario la rivière Missinaibi s’étend en direction nord-est sur une distance de 426 kilomètres. Elle prend sa source près du lac Supérieur, dans les bas plateaux d’Abitibi, au nord de Chapleau, et se jette dans la rivière Moose qui traverse les basses-terres de la baie James. La Missinaibi est l’une des dernières rivières sauvages non endiguées de l’Ontario. Recommandée pour l’obtention du statut de parc provincial par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario en 1988, la Missinaibi a aussi été mise en candidature au Réseau de rivières du patrimoine canadien, pour sa beauté panoramique intacte, ses diverses caractéristiques naturelles, le rôle qu'elle a joué dans l’histoire du Canada comme importante route de traite des fourrures et pour la possibilité qu’elle offre aux visiteurs de vivre une expérience prolongée de canotage et de camping en milieu sauvage.

 

Bien que cette partie de l’Ontario soit assez facilement accessible par la route, le chemin de fer et la voie des airs à partir des grands centres urbains du sud de l’Ontario et des États américains voisins, il est plus difficile d’accéder à la Missinaibi elle-même, ce qui a sans doute contibué à la préserver relativement intacte. Sa future désignation comme parc provincial et sa mise en candidature comme « Rivière du patrimoine canadien », feront en sorte que les canoteurs expérimentés pourront en explorer les eaux tumultueuses et les paysages sauvages pour longtemps encore.

Géographie

Depuis sa source dans le lac Missinaibi, à seulement 5 km au nord de la limite entre le bassin hydrographique des Grands Lacs et celui de la baie James, la Missinaibi, à 305 m au-dessus du niveau de la mer, traverse deux importantes régions géographiques, soit les bas-plateaux d’Abitibi dans le Bouclier précambrien et les basses-terres de la baie James, et elle draine une superficie de 86 500 hectares. Ce qui confère à la Missinaibi une importance particulière, est le fait qu’elle constitue un lien entre le lac Supérieur, juste à 100 km à l’ouest via la rivière Michipicoten, et la baie James, à 72 km à l’est via la rivière Moose – d’où le rôle prédominant qu’elle a joué dans le commerce des fourrures au Canada au XVIIIe et XIXe siècles.

 

Même si l’on trouve dans la région des exploitations minières et forestières, elle ne sont pas perceptibles de la rivière. À l’exception de quelques petits villages établis aux carrefours routiers et ferroviaires – Peterbell et Mattice, la rivière a très peu changé depuis le XVIIIe siècle, où elle servait de route de traite de fourrures.

 

Le cours supérieur sud de la Missinaibi traverse des grands lacs – Missinaibi et Brunswick, et de larges tourbières à la rivière Hay et Peterbell, alors que la rivière elle-même est caractérisée par un chenal relativement étroit parsemé de chutes d’eau et de nombreux rapides. Le cours inférieur nord de la rivière est très différent de l’autre partie. Ici, le chenal est plus large et le cours est plus lent, à l’exception des chutes Thunderhouse, où la rivière se précipite dans les gorges aux parois escarpées.

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Patrimoine naturel

La nature intacte qui borde cette rivière très longue offre aux visiteurs l’occasion d’explorer toute la gamme des caractéristiques naturelles typiques de cette partie du nord-est de l’Ontario. Ses traits les plus remarquables, sont :

 

des formations rocheuses et des terrains représentant 2 500 millions d’années d’évolution du Bouclier canadien depuis le début du précambrien;

des vestiges des ères précambrienne, paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque montrant des glaciations et l’évolution postglaciaire de la rivière;

des formations géologiques spectaculaires, comme les chutes de Thunderhouse et de Split Rock;

de grands mammifères comme l’ours noir, l’orignal et un petit troupeau de wapitis, introduit dans la région du lac Missinaibi en 1933; et,

le vaste zone de tourbières et de marécages de Peterbell, qui sert d’habitat à un certain nombre d’espèces végétales intéressantes, aux oiseaux aquatiques, à l’original, à la loutre et à d’autres animaux sauvages.

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Patrimoine culturel

Rivière Missinaibi - Photo

Histoire : Pendant une période de 140 ans couvrant le XVIIIe siècle et le début du XIXe, la rivière Missinaibi, reliée à la rivière Michipicoten qui coule dans le lac Supérieur et à la rivière Moose qui se jette dans la baie James, était l’une des plus importantes voies de transport servant à la traite des fourrures dans l'Ontario. Utilisée d’abord par les Indiens qui se rendaient faire la traite à Moose Factory sur les bords de la baie James, la Missinaibi a ensuite servi de route de transport pour les commerçants des deux compagnies de fourrure rivales, la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest. Ils contruisirent les postes de traite Wapiscogamy House (1776), et Missinaibi House (1777) sur le lac Missinaibi et à d’autres endroits sur le lac Brunswick, dont la construction a débuté à la même période que celle des postes rivaux, soit en 1789 et 1796, respectivement.

 

Le commerce des fourrures s’est poursuivi le long de la Missinaibi jusqu’en 1879 avec la construction du poste de traite de la New Brunswick House, qui a servi comme centre stratégique pour le commerce des fourrures pendant toute cette période. Les vestiges de la Missinaibi House, un poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, sont un point d’attraction pour les archéologistes et les visiteurs.

 

Le commerce des fourrures déclina au début du XIXe siècle, lorsque la demande de fourrures, notamment celle du castor, chuta sur les marchés européens. Le parachèvement des chemins de fer du Canadien Pacifique, du Canadien National et la Canadian Northern, vers la fin des années 1800, a favorisé la naissance des villes et l’arrivée des colons. Plus récemment, la région a été développée par les industries minières et forestières dont les activités se poursuivent aujourd’hui.

 

Longtemps avant la découverte et le peuplement de la région par les Européens, la région du lac Missinaibi était habitée par des bandes de langue algonquine. Des peintures rupestres appelées «  pictographes » témoignent du passé préhistorique de la région. Le site de pictographes de Fairy Point sur le lac Missinaibi est considéré parmi les plus importants du nord de l’Ontario.

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Valeurs récréatives

La voie navigable Missinaibi offre de belles occasions pour la pratique d’activités récréatives comme la navigation à voile et le canotage sur des lacs et en eaux vives, le camping, et l’observation et la photographie des animaux sauvages. La pêche aussi est excellente tant sur le lac que sur la rivière, où l’on y trouve le doré jaune et le grand brochet, l’esturgeon, l’achigan à petite bouche et l’omble de fontaine.

 

On peut pratiquer ces activités en se rendant au terrain de camping du parc provincial du lac Missinaibi, qui est accessible par une route en gravier de 88 km à partir de Chapleau. Cependant, l’accès étant limité, la rivière Missinaibi on y trouve trop peu d’installations et de services. Ces caractéristiques rehaussent l’attraction de la rivière pour les adeptes de la nature sauvage, mais limite son utilisation aux voyageurs chevronnés à la recherche d’expérience prolongée, quoique raisonnablement sécuritaire, de canotage et de camping en région sauvage.

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Renseignements pour les visiteurs

Accès : La rivière est accessible par plusieurs points, selon la longueur de l’excursion que l’on veut faire. On peut se rendre au terrain de camping du parc provincial du lac Nissinaibi, où la rivière prend sa source, en empruntant la route 101 à partir de Chapleau. On peut aussi aller au village de Missanabie en prenant la route 651 en direction nord, à partir de la route 101. Les trains de passagers VIA Rail se dirigent trois fois par semaine vers le nord-ouest, en provenance de Capreol et traversent la rivière à Peterbell. La Ontario Northland Railway offfre un train quotidien qui relie Moosonee à Cochrane et qui traverse la rivière Mmmoose just en aval de son confluent avec la Missinaibi. Le dernier point de départ possible en aval de la rivière – accessible autrement que par train ou par vol nolisé – est le village de Mattice, sur la Transcanadienne.

 

Hébergement et services : Vu l’éloignement relatif de la région, l’hébergement et les services sont limités. Dans le village de Missinabie, on peut se loger à l’hôtel et s’approvisionner. On peut camper à Barclay Bay sur le lac Missinaibi. Mattice offre des services limités, et il est possible d’y trouver quelque hébergement pour la nuit. Les visiteurs sont priés de noter qu’il n’existe aucune installation de camping pour les canoteurs qui terminent leur voyage au pont de Moose River et qui attendent le train de Moosonee pour les ramener dans le sud. Toutefois, des services de vols aller-retour sont disponibles pour de courts voyages.

 

Canotage : Bien que les canoteurs expérimentés puissent descendre la Missinaibi au complet, la plupart d’entre eux n’en parcourent que les deux principaux tronçons : la haute Missinaibi, qui s’étend entre le village de Missanabie ou le parc provincial du lac Missinaibi jusqu’à Mattice, ce qui représente un parcours de 236 km, jalonné de 28 portages, qui se fait en 10 ou 12 jours; la basse Missinaibi, qui coule entre Mattice et Moosonee, en passant par Moose River, qui constitue un trajet de 320 km, interrompu par 7 à 10 portages, et qui demande entre 7 et 9 jours. On peut se procurer une description détaillée de ces itinéraires auprès du ministère ontarien des Richesses naturelles.

 

Les conditions de canotage sont bonnes de juin à septembre : les portages, clairement indiqués, sont de longueur et de difficulté variables et le niveau des eaux varie selon les saisons. Même si la pente moyenne de la rivière n’est que de 1m/km, seuls les canoteurs expérimentés devraient faire le voyage, puisque la rivière compte de nombreux tronçons difficiles, et des portages nombreux et éprouvants. Les eaux basses de la fin de l’été permettent l’ajout d’emplacements de camping en découvrant les rives et les bancs de sable, mai font aussi surgir des hauts-fonds rocheux que l’on doit traverser en marchant ou en portageant. Néanmoins, la Missinaibi offre aux canoteurs expérimentés ou experts l’occasion de mettre à l’épreuve leur adresse et leur habileté.

 

Cartes topographiques : Les cartes couvrant la région de la rivière Missinaibi à l’échelle de 1:250 000 dans le Système national de référence cartographique sont les suivantes : Foleyet (42 B), Kapuskasing (42 G), Smokey Falls (42 J), Moose River (42 I) et Moosanee (42 P). On peut les obtenir au Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa, K1A 0E9. Des nombreuses cartes topographiques à l’échelle de 1:50 000 sont aussi disponibles au Bureau des cartes du Canada. Le Centre d’information au public du ministère ontarien des Richesses naturelles de l’Ontario, Queen’s Park, Toronto peut aussi fournir quelques cartes topographiques spécialisées pour les excuirsions en canot sur toute la rivière Missinaibi à l’échelle de 1:100 000.

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Autres renseignements

Parc provincial de la rivière Missinaibi – Permis, services et règlements : Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Bureau du district de Champleau, 190-192 Cherry Street, Chapleau (Ontario)  P0M 1K0. Téléphone : (705) 864–1710, ou le Bureau du district de Kapuskasing, 6-8-10 Government Road, Kapuskasing (Ontario)  P5N 2W4. Tyéléphone : (705) 335–6191.

 

Informations touristiques – Hébergement et services aux visiteurs : Encyclopédie des voyageurs de l’Ontario, 1991 produit par Ontario Travel, Queen’s Park, Toronto (On)  M7A 2E5 (gratuit). Cochrane Timiskaming Travel Association, Box 1162, Timmins (Ontario), P4N 7K9; ou James Bay Frontier Travel Assoc., Suite ll9, lO1 Mall, Timmins (On)  T4N 7H9; Ontario Northland Polar Bear Express Train, 65 Front Street West, Toronto, ON  M5J 1P6. Téléphone : (416) 965–4268.

 

Réseau de rivières du patrimoine canadien : Gestionnaire national, Réseau de rivières du patrimoine canadien, Parcs Canada, Ottawa Canada  K1A 1G2; Téléphone : (819) 994–2913; Télécopieur : (819) 997–0835. Adresse électronique : donald.gibson@pc.gc.ca. ou, Représentant de l’Ontario à la Commission des rivières du patrimoine canadien, Directeur des zones récréatives et des parcs de l’Ontario, 99, rue Wellesley, ouest, Toronto (Ontario), M7A 1W3.

 

Pour un complément d'information sur cette rivière sauvage, visitez http://www.mnr.gov.on.ca/mnr/Parcs/miss.html et la Ontario Recreational Canoeing Association (www.orca.on.ca).

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Lectures recommandées

Harrington, L. “Canoe Country”. Canadian Geographical Journal. Août, 1946.

 

Baldwin, D. & G. Taylor. “The Fur Trade in the Moose-Missinaibi River Valley: 1770-1917.” Research Report #8. Ont. Min. Culture & Recreation. 1975.

 

Newman, P. Company of Adventurers, 1985; Caesars of the Wilderness, 1987. Penguin Books.

 

Reid, R. J. Grand. “The Missinaibi”. In Canoeing Ontario's Rivers. Douglas and McIntyre. 1988.

 

Harting, T. “Looking at Light”. Nastawgan. Journal of the Wilderness Canoe Association. Printemps, 1989.

 

Reid, Ron. “Pictured Waters”. Seasons. Federation of Ontario Naturalists. Printemps, 1990.

 

Missinaibi: Journey to the Northern Sky, par Hap Wilson, Association canadienne du canotage récréatif, 1994. Ressource par excellence, ce guide de canotage décrit la voie de commerce entre le lac Supérieur et la baie James, le long des rivières Michipicoten et Missinaibi, et la situe dans son contexte historique.

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