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La rivière Shelburne est la rivière sauvage la plus reculée de la Nouvelle-Écosse. Sur son cours, elle mène le voyageur des landes sauvages jusqu’au bord de la civilisation. Bien que la Nouvelle-Écosse ait la plus longue histoire de colonisation européenne et de peuplement continu au Canada, la faible productivité des landes a empêché le développement de beaucoup empiéter sur la rivière. La Shelburne commence au coeur des landes granitiques situées à l’ouest de la Nouvelle-Écosse appelées Granite Barrens et coule dans un panorama fait seulement de petits vallons et petites dépressions. Alors que certaines parties du corridor de la rivière font vivre des îlots de « bois carré », les landes qui l’entourent sont occupées par des bruyères à faible végétation, des marécages et des îlots de forêt. À mesure que la rivière continue vers le lac Rossignol, ces îlots de forêt deviennent suffisamment importants pour attirer les intérêts commerciaux. C’est ici que l’on trouve les routes et les ponts simples de l’industrie de la forestière. La rivière Shelburne fut une partie importante du réseau de rivières et de lacs en « toile d’araignée » qui permettait aux Micmacs de se déplacer librement dans toute la région. Le canot a toujours été et demeure le moyen de transport le plus populaire et le plus pratique. Les landes ne sont pas propices à la végétation, mais, des eskers apparents se combinent à de grandes terres marécageuses pour situer la rivière dans un cadre d’une beauté exceptionnelle. Environ 75 p. 100 du bassin versant de la rivière est constitué de terres publiques vierges appartenant à la Couronne provinciale. Le principal propriétaire privé de la région est la papetière Bowater Mersey Paper Company Limited. Cette société a mis en oeuvre des pratiques de gestion qui protègent le cour de la rivière qui passe sur ses terres. En reconnaissance de son cadre naturel extraordinaire et de spossibilités récréatives qu’elle offre en grande nature, toute la rivière Shelburne a été mise en candidature en 1993 comme rivière du Réseau des rivières du patrimoine canadien. La rivière Shelburne, un affluent de la rivière Mersey, est longue de 53 kilomètres. Elle passe au coeur de la partie ouest de la Nouvelle-Écosse. Depuis sa source au lac Buckshot, la Shelburne dessine un arc vers le nord, vers l’est, et puis vers le sud jusqu’au lac Rossignol. Elle a un bassin de 27 739 ha et coule dans deux régions géographiques distinctes : les Granite Barrens, de sa source jusqu’au lac Irving (les deux tiers supérieurs de son cours), et les Quartzite Plains, des plaines légèrement plus productives, du lac Irving jusqu’au lac Rossignol. L’existence de ces landes s’explique en partie par le fait que les avances répétées des glaciers ont dénudé le roc. Les feux répétés ont aussi appauvri une grande partie de cette région. Ces feux étaient souvent allumés exprès sur la côte, à des douzaines de kilomètres de là, par les colons. On les laissait brûler librement vers l’intérieur pour nettoyer la forêt et la transformer en pâturage. Comme le substrat rocheux de la Shelburne résiste à l’érosion et que sa pente est très douce, la rivière ne coule que lentement en surface sur la plus grande partie de sa longueur. Elle remplit d’abord une dépression peu profonde pour former un lac, puis déborde par un petit creux à la surface du sol vers la dépression suivante, et ainsi de suite. Dans ce paysage au faible relief, les eaux vives ou en mouvement forment un peu moins de la moitié de la longueur de la Shelburne. Des eaux plus calmes en forment un autre tiers. Le reste est occupé par huit lacs rocheux peu profonds répartis sur sa course. Lorsque la rivière se fraye un chemin à travers des bandes de roches plus dures, des rapides et de petites chutes se forment. Géologie : La principale caractéristique du paysage de la Shelburne résulte de l’exposition du substrat rocheux et de l’action des glaciers. Une grande partie du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse est soutenue par une masse de granite formée il y a environ 400 millions d’années par la fonte des rochers environnants loin sous la surface du sol. Cette roche en fusion s’est élevée jusqu’à la surface et s’est solidifiée. Comme ce massif résiste à l’érosion, il dépasse encore les roches métamorphiques qui l’environnent et forme la légère élévation de South Mountain. Dans les deux tiers supérieurs de son cours, la rivière Shelburne coule sur ce granite à peine couvert dans une couche de moraine. Sa surface est parsemée de rochers et, comme le drainage est faible, des terres marécageuses se forment dans les dépressions peu profondes. La partie inférieure de la rivière à l’est du lac Irving coule sur des roches plus facilement érodées, dont des quartzites et des ardoises. Ces roches métamorphiques ont été formées il y a environ 540 millions d’années : ce sont les roches à partir desquelles le granite plus jeune fut créé. À mesure que la rivière s’approche du lac Sand, des moraines plus profondes créent un paysage davantage dominé par les forêts. Du lac Sand, la Shelburne coule vers l’est sur des ardoises et des siltstones encore plus mous formés il y a environ 500 millions d’années jusqu’à une étendue d’eau calme située près de son embouchure. Il y a encore plus de moraines ici, ce qui donne naissance à des forêts plus productives. Des exemples extraordinaires de caractéristiques glaciaires intactes sont associés à la rivière Shelburne. De grands blocs erratiques bordent la rivière et les lacs depuis sa source jusqu’au lac Irving. Des exemples marquants d’eskers vont du lac Pine jusqu’au lac Sand Beach et, le long de la rivière entre les lacs Sand Beach et Beverley, on trouve des plaines issues de l’érosion sur deux kilomètres. Végétation : Le corridor de la rivière Shelburne offre de fascinants contrastes de végétation. Non seulement contient-il certaines des landes les plus arides de la région, mais encore il fait vivre certains de ses plus vieux et importants îlots de forêt. Sur les Granite Barrens, seules les vallées peu profondes de la rivière et de ses tributaires alimentent une «forêt linéaire» formée d’érables rouges, de quelques frênes et bouleaux gris. La bruyère constitue la principale végétation des petites élévations que l’on trouve sur la lande environnante. Dans la région autour du lac Pine, plus sporadiquement le long de la rivière jusqu’au lac Granite, et encore au sud et à l’ouest du lac Irving, on trouve des forêts formées seulement de vieux et gros pins blancs. Il s’agit là de restes des forêts de grands pins abattus pour alimenter les industries forestières et de la construvtion navale de la province dans les années 1800. De nombreux îlots de vieilles pruches de haute qualité – leurs troncs ont plus d’un mètre de diamètre – bordent la rivière à l’est du lac Irving. Un de ces îlots, situé entre le lac Sand et le lac Rossignol, compte des arbres ayant un tronc d’un diamètre de jusqu’à 125 cm (50 pouces). Cet îlot a été reconnu comme le Site de la rivière Shelburne dans le cadre du Programme biologique international (PBI). Faune : La grande région de terres marécageuses semi-arides et de forêts de pins associée à la rivière Shelburne à l’ouest du lac Irving est un important habitat faunique. Cette région fait vivre une grande population d’ours noirs et la plus grande population d’orignaux de la Nouvelle-Écosse continentale. La rivière Shelburne fait partie d’une région faunique plus vaste, et à ce titre, elle procure un habitat et un refuge de haute qualité à des espèces qui préfèrent de grandes régions isolées. De nombreux oiseaux qui visitent la Nouvelle-Écosse ou s’y reproduisent ont besoin du mélange d’habitats intérieurs non fragmentés qu’offre cette région sauvage. De plus, les nombreux types de terres marécageuses procurent un vaste habitat aux canards en période de nidification, ainsi qu’aux populations de castors, de loutres et de rats musqués. ![]() Il est vraisemblable que les premiers humains arrivèrent dans cette région peu après le retrait des glaciers. Les objets façonnés en pierre que l’on retrouve sur le cours de la Shelburne — des pointes de flèches, des couteaux, des grattoirs — pourraient avoir plus de 5 000 ans. Les Micmacs se déplaçaient en canot par cette rivière lorsqu’ils ont établi les premiers contacts avec les Européens il y a 400 ans. Jusqu’à notre siècle, ils ont utilisé la Shelburne pour la pêche et comme route clé reliant l’intérieur à la côte par le bassin que forment les rivières Sissiboo, Tusket, Roseway et Mersey. Selon la légende, Jim Charles, un guide micmac de la région, aurait remonté la Shelburne jusqu’à une mine d’or secrète située au-delà de sa source. Après avoir tué un homme au cours d’une bagarre, il se serait caché plus d’un an dans une grotte peu profonde située sous une roche près du lac Sand Beach. Les européens qui ont colonisé les zones côtières de la province ont suivi les routes de canot des Micmacs le long de ces rivières pour chasser, pêcher, tendre des pièges et explorer. Au cours des années 1800, à mesure que les régions de l’intérieur se peuplaient peu à peu, le canot est devenu un important véhicule pour se déplacer dans les bois, et il continue de l’être à des fins récréatives. À compter du 19e siècle, les forestiers remontaient la rivière, coupaient des arbres le long de ses berges et en «dravaient » les billots en aval jusqu’au moulin à bois. On faisait flotter sur la Shelburne tant les grands billots que les billots de 4 pieds. À fin des années 1800 et au début des années 1900, on a construit des barrages temporaires sur certains lacs pour «conserver» l’eau jusqu’à la «drave» du printemps. Bien que les Micmacs aient de moins en moins voyagé à mesure que les Européens colonisaient la province, bon nombre d’entre eux, ainsi que des colons des collectivités avoisinantes, augmentaient leurs revenus en guidant les gens qui venaient pêcher, chasser ou observer dans la région, et ce, jusque après la Deuxième Grande Guerre. Faire du canot sur la Shelburne dans le contexte d’un aller-retour qui comprenait des voies navigables qui font maintenant partie du Parc national Kejimkujik fut d’abord mis à la mode dans un livre datant de 1908, The Tent Dwellers, par Albert Bigelow Paine. Des canoteurs viennent encore dans la région pour parcourir la route qu’il a décrite. La papetière Mersey Paper Company (qui deviendra plus tard la Bowater Mersey) a acheté de nombreuses terres le long de la Shelburne et a commencé à couper du bois dans la région en 1928. Environ un tiers des terres bordant la rivière appartiennent maintenant à la Bowater Mersey. En 1968, le gouvernement du Canada créait le Parc national Kejimkujik près de la rivière Shelburne. Cinq pour cent du bassin hydrographique de la rivière se trouve dans le parc. Canotage sauvage, observation et appréciation de la nature : Tout le corridor de la rivière offre des occasions de canotage sauvage extraordinaires. La partie supérieure de la rivière, qui va de sa source jusqu’au lac Irving, offre un superbe paysage sauvage et inhabité. Quelques chemins en forêt, quelques ponts, quelques opérations forestières, quelques maisonnettes appartenant au gouvernement ou à des sociétés constituent les rares intrusions de la civilisation sur ces berges sauvages. Bien qu’on associe la Shelburne à une absence presque totale de relief, les landes des terres marécageuses et les forêts situées sur son cours créent des paysages sauvages d’un effet dramatique. Les eskers entre le lac Pine et le lac Sand Beach offrent un panorama pittoresque des forêts et landes environnantes. Le canotage en eau vive (lorsque la rivière est haute), le coup d’aviron tranquille sur de grandes parties de rivière calme, le saut d’un lac à l’autre, voilà autant d’activités que l’on peut pratiquer sur diverses parties de la rivière. Depuis les terres élevées où la Shelburne prend sa source, d’autres rivières coulent vers l’océan qui entoure la presqu’île de la Nouvelle-Écosse comme autant de rayons autour d’un essieu. S’ils veulent faire des voyages plus longs, les canoteurs peuvent, à partir de la Shelburne, passer de ces terres vers quatre autres rivières : la Tusket, la Sissiboo, la Roseway et la Mersey supérieure. Il est possible de faire du canot sur la Shelburne depuis le dégel (qui arrive généralement à la fin d’avril) jusqu’à l’engel (en novembre). Ici, comme sur de nombreux autres cours d’eau de la région, la possibilité de faire du canot dépend des écoulements d’eau. Ceux-ci entraînent de grandes variations du niveau d’eau (de plus de 50 cm), pendant les mois de juillet et d’août, ce qui oblige à beaucoup portager. Le plus souvent, les débits d’eau ne s’accroissent pas de façon appréciable avant la mi-octobre, et c’est à cette époque de l’année qu’ils conviennent le mieux à l’aviron. Le grand vent que ce terrain élevé et relativement plat suscite sur les lacs plus vastes, de même que les parties de rivière en eau vive, peuvent poser des défis aux avironneurs expérimentés. Il est recommandé d’avoir des compétences intermédiaires en eau vive et de savoir se déplacer dans la grande nature. Parc national Kejimkujik : Parmi les routes de canot du bassin de la Mersey supérieure qui sont situées dans le parc, celle qui mène au lac Pebbleloggitch est reliée à la Shelburne entre les lacs Granite et Irving par l’étang Pebbleloggitch. Il est possible de faire un aller-retour d’environ une semaine en suivant la « Tent Dwellers Route » (ou route des campeurs) située sur la Shelburne depuis l’étang Pebbleloggitch jusqu’au lac Rossignol, puis d’avironner sur la Mersey jusqu’au parc national et de revenir au lac Pebbleloggitch. On peut aussi faire un voyage complètement en grande nature si l’on veut avironner vers l’amont de l’étang Pebbleloggitch jusqu’au lac Buckshot en passant par les landes. D’autres points d’accès à la rivière exigent que l’on fasse des portages très difficiles à partir des systèmes hydrographiques des rivières Sissiboo, Tusket ou Roseway ou que l’on remonte le courant à partir de l’embouchure de la rivière au lac Rossignol. On estime que, chaque année, environ 150 personnes, habituellement par groupes de deux à quatre, font du canot sur diverses parties de la rivière. Pêche à la ligne : Les truites natives de la rivière offrent parfois une pêche intéressante, mais la faible productivité de l’ensemble du bassin signifie que les populations de truite sont faibles. Renseignements pour les visiteurs ![]() Accès : La rivière Shelburne n’est pas accessible par voie publique. Des routes de gestion forestière traversent la rivière, mais elles sont contrôlées par des barrières. Il est plus pratique d’accéder à la Shelburne par canot depuis le Parc national Kejimkujik ou le lac Rossignol. Tous deux sont situés à environ trois heures (ou 160 km) d’Halifax par la route 103 ou par la route no 8 (la promenade Kejimkujik). Hébergement et services : On ne trouve pas d’hébergement ou de services le long de la rivière. Il y a cependant des terrains de camping et des services d’information au Parc national Kejimkujik. On trouve des services généraux, dont de l’hébergement et des fournitures simples, dans les collectivités avoisinantes de Caledonia et de Maitland Bridge. On ne se déplace de façon pratique sur cette rivière qu’en canot. Pendant la plus grande partie de l’été toutefois, les niveaux d’eau dans les passes de courant rapide pourraient être trop bas pour permettre d’avironner. Les portages sont actuellement mal balisés et il pourrait être impossible de les repérer. Les renseignements concernant les déplacements en canot sur la rivière sont rares. Cartes : Des cartes de la Série nationale de références cartographiques sont disponibles pour la rivière Shelburne. On y trouve, dans la série à 1/50 000, les cartes 21A/3, 21A/4, 21A/5 et 21A/6. Toutefois, la carte 21A (Annapolis) de la série à 1/250 000 suffit. Ces cartes sont en vente au Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa (Ontario) K1A 0E9. La carte de la voie navigable «Lake Rossignol» (Lac Rossignol) (1/1 320) renferme des renseignements sur les déplacements en canota sur la Shelburne en aval du lac Sand. On peut se procurer cette carte à la librairie du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, C.P. 637, Halifax (Nouvelle-Écosse) B3J 2T3. Le Parc national Kejimkujik, C.P. 236, Maitland Bridge (Nouvelle-Écosse), publie un guide des régions reculées et une carte topographique comprenant des renseignements sur les routes de canot et pistes d’excusion du parc d’où l’on peut accéder à la Shelburne. Pour séjourner dans l’arrière-pays du parc national Kejimkujik, il est obligatoire de s’enregistrer. Vous pouvez obtenir des renseignements sur le camping et le séjour dans le parc national en écrivant à l’adresse du parc susmentionnée, par téléphone au (902) 682-2772 ou par courriel à l’adresse suivante : Kejimkujik.Info@pc.gc.ca Renseignements et cartes sur les voies navigables en canot et en kayak : Canoe Nova Scotia, 5516 Spring Garden Road, 4th Floor, Halifax, Nova Scotia, B3J 1G6, Canada, Tél. : (902) 425-5454, poste 316. Téléc. : (902) 425-5606. Courriel : canoens@sportnovascotia.ca , http://ckns.homestead.com/Routes4.html Information touristique : Courriel : Adresse postale : Halifax, Nova Scotia Il est possible d’obtenir des renseignements sur la location de canots, les pourvoyeurs et les guides en communiquant avec la Nova Scotia Adventure Tourism Association, Tourism Industry Association of Nova Scotia Guides, pourvoyeurs et hébergement : APPELER au 1-800-565-0000. NS Tourism, Box 456, Halifax, NS, B3J 2R5; http://novascotia.com; Règlements sur la pêche sportive : NS Department of Natural Resources, Box 68, Truro, NS, B2N 5B8, http://www.gov.ns.ca/nsaf/sportfishing/angling/ ; Hébergement, installations et services aux visiteurs : Nova Scotia Department of Tourism and Culture, Box 456, Halifax, Nova Scotia, B3J 2R5. Numéros sans frais : 1-800-565-0000 (au Canada) ou l-800-565-6096 (aux É.-U.); www.novascotia.com Rivières du patrimoine canadien en Nouvelle-Écosse : Protected Areas Division, NS Department of Environment and Labour, Nova Scotia Environment and Labour , PO Box 697, 5151 Terminal Road, Halifax, Nova Scotia, B3J 2T8; téléphone : (902) 424-5300; télécopieur : (902) 424-0503; http://www.gov.ns.ca/enla/protectedareas/heritagerivers.asp Réseau des rivières du patrimoine canadien : Gestionnaire national, Réseau des rivières du patrimoine canadien, a/s de Parcs Canada, Ottawa, Canada K1A 0M5. Tél. : (819) 994-2913. Téléc. : (819) 997-0835. Courriel : donald.gibson@pc.gc.ca Pour obtenir plus d’information sur ce joyau de la nature, visitez le site Web suivant : www.outdoorns.com Parcs Canada, Backcountry Guide : Kejimkujik (Guide de l’arrière-pays du parc Kejimkujik), Maitland Bridge (N.-É.). Davis, D. S., Natural History Map of Nova Scotia (Carte de l’histoire naturelle de la Nouvelle-Écosse), Nova Scotia Museum, Halifax (N.-É.), 1987. Dill, Charles, dir., Canoe Routes of Nova Scotia (Routes de canot de la Nouvelle-Écosse), Canoe Nova Scotia & N.S. Camping Assoc., Halifax, 1983. Leefe, J. J. Morrison, M. Evans et E. Mullen, Kejimkujik National Park: A guide (Le Parc national Kejimkujik : un guide), Four East Publ., Halifax, 1991. Mullen, E. et M. Evans, In the Mersey Woods (Dans les bois de la rivière Mersey), Bowater Mersey Paper Company, Liverpool (N.-É.), 1989. Leefe, J. G., « In the Land of the Tent Dwellers » (« Sur la terre de ceux qui habitent sous la tente »), dans Lynn E. 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