Menu principalÀ propos de nousLes rivièresPublicationsCommuniquez avec nousIn English
Rivière Shelburne

État de la rivière en 2005-2006

Rivière Shelburne, Nouvelle-Écosse
« Lacs nourriciers éloignés, baissières aux eaux calmes,
forêts anciennes et intendance active »

Désignée en 1997

Entre sa source en milieu sauvage au lac Buckshot et son embouchure au lac Rossignol, la rivière Shelburne relie la plupart des voies navigables du Sud-Ouest de la Nouvelle‑Écosse par une série de rapides, de plans d'eau calmes, de lacs et de ruisseaux. Elle traverse des landes de granit et des forêts anciennes et éparses dans son cours supérieur, puis des plaines de quartzite parsemées d'eskers peu élevés, et enfin des plaines érodées par les glaciers, où poussent des forêts anciennes de pins et de pruches, dans son cours inférieur.

La gestion de la Shelburne, une rivière du patrimoine canadien, est assumée conjointement par le ministère de l’Environnement et du Travail de la Nouvelle-Écosse, le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, l’Agence Parcs Canada, la Bowater Mersey Paper Company Limited et la Nova Scotia Power Incorporated.

La rédaction des plans directeurs de l’aire de nature sauvage Tobeatic et du parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik en est aux étapes finales. Elle a donné l’occasion d’examiner les valeurs spéciales de la Shelburne et d’orienter les efforts de gestion pour assurer à la fois la protection et l’appréciation continues de la rivière. La planification a débuté avec les partenaires communautaires afin de tracer la voie canotable Tent Dwellers qui commémore le voyage en canot relaté par Albert Bigelow Paine en 1908.

Le Mersey Tobeatic Research Institute a établi une station permanente à Kempt dans le comté de Queens. Plusieurs projets de recherche portent sur les lacs et les ruisseaux du cours supérieur de la rivière Mersey, dans le bassin hydrographique de la rivière Shelburne, entre autres une étude majeure sur l’omble de fontaine à Kejimkujik et une étude sur la limnologie dans le lac Sand, un site-témoin. La recherche menée par l’Institut multipliera les connaissances scientifiques sur les valeurs naturelles et culturelles associées à la rivière Shelburne et permettra de faire apprécier ces valeurs dans la grande communauté scientifique et d’obtenir leur protection.

En 2005-2006, d’importantes initiatives provinciales ont également été lancées et pourraient contribuer à la protection et à l’appréciation des rivières du patrimoine de la Nouvelle-Écosse. Des modifications apportées à la Special Places Protection Act simplifient le processus d’identification et de désignation des sites écologiques importants situés sur les terres privées et publiques. De même, des modifications à la Off-Highway Vehicles Act permettent une meilleure protection des zones écologiques vulnérables, comme les milieux humides et les landes, et assurent le soutien nécessaire à l’aménagement d’un réseau sentiers balisés de véhicules hors route.

La Nouvelle-Écosse a également lancé avec des partenaires, entre autres des organisations environnementales et l’industrie forestière, un processus visant la création d’un vaste réseau d’aires protégées et la réduction des répercussions que la protection des terres boisées pourrait avoir sur l’approvisionnement en bois. Ce processus pourrait entraîner la protection d’un plus grand nombre de terres et ainsi appuyer les objectifs de conservation des rivières du patrimoine.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Leif Helmer, coordonnateur régional des aires protégées, ministère de l’Environnement et du Travail de la Nouvelle-Écosse au (902) 543-4685.