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Rivière Thames

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Thames

Le bassin hydrographique de la rivière Thames niche au coeur agricole du sud-ouest ontarien, à proximité immédiate des lacs Huron, Sainte-Claire et Érié. La rivière, d’une longueur de 273 km, draine quelque 5 825 kilomètres carrés de terres, ce qui en fait le deuxième bassin hydrographique en importance du sud-ouest de l’Ontario. La rivière est aisément accessible au demi-million de résidents du bassin.

 

Le long et riche patrimoine culturel de la rivière et ses possibilités récréatives diversifiées ont constitué le fondement de son inclusion dans le Réseau de rivières du patrimoine canadien, en l’an 2000. La Thames représente un ajout important au Réseau pour les raisons suivantes

 

elle offre un paysage postglaciaire unique qui contient d’anciens déversoirs de lacs glaciaires et des moraines terminales, ainsi que des chenaux plus jeunes creusés à travers les plaines d’argile et de sable issues d’anciens lits de lacs glaciaires;

elle illustre 11 000 années d’occupation continue par les peuples autochtones du Canada;

elle met en valeur une riche histoire d’exploration et de peuplement européens remontant au XVIIe siècle qui englobe la pelleterie, l’exploration et le peuplement britanniques originaux, les batailles, ainsi que la colonisation rurale et les établissements urbains intensifs; et

elle offre une grande variété de possibilités récréatives, y compris les usages traditionnels de la vallée fluviale (pêche, chasse et piégeage, navigation de plaisance, canoë-kayak, aviron et randonnée pédestre), ainsi que les célébrations contemporaines de son patrimoine multi-ethnique.

Géographie

La Thames naît en trois endroits distincts près de Mitchell (Thames-Nord), Hickson (Thames moyenne) et Tavistock (Thames-Sud). Les Thames moyenne et Sud se rejoignent à l’est de London et les bras nord et sud se rencontrent aux « Forks », à London, le site historique le plus important de la ville. De là, la rivière s’écoule vers le sud-ouest, traversant plusieurs agglomérations, dont Chatham, et quatre réserves des Premières Nations, avant de se jeter dans le lac Sainte-Claire à Lighthouse Cove.

 

Les embranchements supérieurs de la rivière traversent d’anciens déversoirs glaciaires formés à la suite du dernier retrait glaciaire. Le lit des cours d’eau est rocailleux et les flancs de la vallée sont escarpés, avec des versants abrupts ou des terrasses sur au moins un côté. Par contraste, la Thames inférieure a découpé son propre chenal peu profond dans les plaines d’argile et de sable. Là, le lit de la rivière est doux et le débit est calme.

 

La plus grande partie (environ 98 %) du bassin hydrographique de la Thames appartient à des intérêts privés, avec plusieurs parcelles de terrains publics dispersées ici et là.

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Patrimoine naturel

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Verbesina et rudbeckie laciniée poussant le long d’une rive ensoleillée à Chatham.

 

Le bassin hydrographique de la Thames traverse les zones floristiques carolinienne, des Grands Lacs et du Saint-Laurent. La forêt carolinienne, l’une des régions du Canada possédant la plus grande diversité biologique, se caractérise par des arbres à larges feuilles caduques. Des arbres caroliniens tels que l’érable sycomore, le noyer noir et le micocoulier occidental croissent dans la vallée de la Thames. De nombreuses espèces de fleurs sauvages, de fougères et de carex occupent le sol de la forêt. Au nombre des espèces rares remarquables, on peut citer le ginseng d’Amérique, le dragon vert et le stylophore à deux feuilles.

 

La Thames maintient l’une des communautés halieutiques les plus diverses du Canada. Le réseau fluvial complexe de sources, de dépressions, de coulées, de ruisseaux et de rivières interconnectés fournit une vaste gamme d’habitats à quelque 88 espèces de poissons, entre autres le doré jaune, le lépisosté osseux, la barbotte, l’achigan et le saumon quinnat. On y a également dénombré une trentaine d’espèce d’anodontes.

 

Trente-six espèces de mammifères ont été relevées dans le bassin hydrographique, notamment le chevreuil, le coyote, le castor et le vison. Environ 157 espèces d’oiseaux nichent dans le bassin, y compris des piscivores tels que le grand héron et le martin-pêcheur d’Amérique, ainsi que de nombreuses espèces de sauvagine.

 

Même si les caractéristiques naturelles du bassin hydrographique ont été modifiées par les activités humaines, particulièrement le défrichement des forêts au profit de l’agriculture et du peuplement, le couloir fluvial demeure essentiellement intact. Vue depuis un canoë, la Thames, le plus souvent bordée d’arbres, se présente sous un aspect qui n’a bas beaucoup changé en 300 ans.

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Patrimoine culturel

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La Bataille de la Thames est reconstituée chaque année à l’occasion de la Fête du patrimoine de Chatham.

 

Le bassin hydrographique de la Thames possède un patrimoine culturel exceptionnel, qui reflète 11 000 ans d’établissement humain, de conflits et de développement.

 

La Thames a été témoin de plus de 11 000 années d’occu-pation continue par les peuples autochtones du Canada. De l’époque paléo-indienne jusqu’à nos jours, la rivière a servi à la subsistance et au peuplement. Le bassin hydrographique de la Thames est le lieu où l’agriculture, empruntée à la civilisation méso-américaine, a pénétré au Canada, un peu après l’an 500 après Jésus-Christ.

 

Quatre groupes de Premières Nations distincts résident le long de la Thames : Chippewa, Morave, Munsee-Delaware et Oneida. Tous avaient été forcés de quitter les États-Unis et de fuir vers le nord après 1600.

 

La Thames fut l’un des principaux théâtres d’opérations de la guerre de 1812. Le légendaire chef shawnie Tecumseh périt à la bataille de Moraviantown. Par la suite, un traité de paix ratifia la frontière canado-américaine dans ce qui est aujourd’hui le sud-ouest de l’Ontario.

 

Vers les années 1850, les colons avaient défriché une bonne partie de la forêt locale au profit de l’agriculture. La rivière constitua une voie d’accès importante pour le peuplement, reliant le transport lacustre au développement des routes et, plus tard, à celui du chemin de fer.

 

Le peuplement était hautement axé sur la Thames et ses affluents. Beaucoup des premières scieries et des premiers moulins à provende se développèrent pour devenir les grands établissements urbains d’aujourd’hui (p. ex., London, Chatham et Stratford).

 

La portion navigable de la Thames, en aval de London, permettait aux petites embarcations et aux péniches de transporter des marchandises de London au lac Sainte-Claire. Chatham, située à 31 km seulement en aval du lac, devint un important centre de construction navale et port intérieur.

 

La Thames a été associée à des personnages et des événements importants pour le Canada :

 

Le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe visita la région entre 1792 et 1795 et donna son nom actuel à la rivière;
John Carling et John Labatt fondèrent des brasseries renommées à London en 1843 et 1847 respectivement;
Des esclaves américains en fuite empruntèrent le chemin de fer clandestin pour venir s’établir près de Chatham, au milieu du XIXe siècle.

La Thames a également joué un rôle de premier plan dans l’histoire de la conservation au Canada, avec l’établissement des Offices de protection des bassins hydrographiques.

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Valeurs récréatives

La Thames et son bassin alimentent une grande diversité d’activités de loisirs et de sports.

 

Les barrages et réservoirs construits pour lutter contre les inondations (Fanshawe, Pittock, Wildwood) sont tout indiqués pour les amateurs de navigation de plaisance, de voile et de pêche. Les terres publiques entourant ces réservoirs s’étendent sur 70 kilomètres carrés et sont utilisées pour le camping, les pique-niques et la randonnée pédestre.

 

La navigation se pratique depuis toujours sur la rivière et le bassin hydrographique compte plusieurs clubs d’aviron et de canoë-kayak. Soulignons que le High Performance Rowing Centre, au réservoir de Fanshawe, entraîne les rameurs nationaux et olympiques canadiens. Le London Canoe Club compte le plus grand nombre de membres de tous les clubs de canotage d’Amérique du Nord. La Thames permet d’excellentes activités de canotage panoramique, avec peu de rapides difficiles à négocier.

 

Partir en croisière est très populaire sur le tronçon de 31 km reliant Chatham à Lighthouse Cove, avec d’excellentes installations d’amarrage à Chatham et marinas à Lighthouse Cove. Ces installations sont fréquentées par des plaisanciers venant de ports canadiens autant qu’américains.

 

La pêche est une activité sportive très populaire sur toute la longueur de la Thames et ses nombreux affluents. De nombreux quais et points d’accès attirent les pêcheurs à la ligne sur les lieux. Pour les randonneurs pédestres, le Thames Valley Trail, d’une longueur de 109 km, s’étend de Delaware, (à l’ouest de London) vers le nord-est jusqu’à St. Marys, où il rejoint le Avon Trail, qui serpente sur 100 km avant de rejoindre à son tour le Grand River Trail. Le North Thames River Trail, récemment créé, s’étend sur 14 km de Mitchell à Motherwell.

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Renseignements pour les visiteurs

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Descente de la Thames à la pagaie depuis le London Canoe Club, à Springbank Park, London.

Des services d’information touristique sont fournis dans les agglomérations importantes du bassin hydrographique (London, Stratford, Woodstock et Chatham-Kent). Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez appeler : Tourism London (519) 661-5000, www.londontourism.ca; Tourism Stratford (519) 273-3352, www.city.stratford.on.ca; Woodstock et District Chamber of Commerce (519) 539-9411,www.woodstockchamber.on.ca; ou Chatham-Kent Tourist Bureau (519) 354-6125, www.ontournet.com/area_pages/area1.html

 

Croisière : Les bateaux de plaisance peuvent mouiller à Lighthouse Cove, sur le lac Sainte-Claire, et accoster à Chatham. Pour de plus amples renseignements, appeler : Cove Marina (519) 682-3841, Radlin’s Marina (519) 682-2706, ou Chatham Cit Docks (519) 352-3888.

 

Canoë-kayak : La Thames, en amont de Delaware, offre plus de 100 km de canoë-kayak panoramique. Le printemps est la meilleure saison, le niveau de l’eau étant généralement trop bas en été. Des rapides de catégorie 1 se présentent régulièrement. Les réservoirs permettent la pratique de ce sport durant toute l’année. De Delaware à l’embouchure, la rivière est plus calme et plus profonde et peut être négociée en canoë-kayak durant tout l’été. On peut se procurer une brochure sur les trajets de canotage auprès de la Upper Thames River Conservation Authority (519) 451-2800, www.thamesriver.on.ca , ou de la Lower Thames Valley Conservation Authority (519) 354-7310 , www.lowerthames-conservation.on.ca.

 

Thames Valley Trail : On peut accéder à ce sentier de la vallée de 109 km à partir de nombreuses traversées routières entre Delaware et St. Marys. Le Thames Valley Trail Guide est offert dans les librairies locales.

 

Camping : Il existe des terrains de camping saisonniers et de nuit dans l’aire de conservation (AC) de Fanshawe à London, l’AC de Wildwood à St. Marys et l’AC de Pittock à Woodstock. On peut obtenir plus de détails en appelant au numéro (519) 451-2800. Les terrains de camping privés sont indiqués dans les centres d’accueil locaux.

 

Cartes topographiques : Le bassin hydrographique de la Thames est couvert par 16 cartes de la Série nationale de référence topographique à échelle au 1:50 000. Ce sont les cartes 40P/01, 02, 03, 06, 07, 08; 40I/05, 11, 12, 13, 14, 15; et 40J/01, 02, 07, 08, 09. On peut les acheter au Bureau des cartes du Canada, 615, rue Booth, Ottawa, K1A 0E9, ou au Bureau des cartes du MRNO, Whitney Block, Toronto, M7A 1W3.

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Autres renseignements

Réseau de rivières du patrimoine canadien :
Secrétaire, Commission des rivières du patrimoine canadien,
a/s du Service canadien des parcs, Ottawa, Ontario, K1A 0M5.

 

The Upper Thames River Conservation Authority:
Tél. : (519) 451-2800
infoline@thamesriver.on.ca
www.thamesriver.on.ca

 

The Lower Thames River Conservation Authority:
Tél. : (519) 354-7310
www.lowerthames-conservation.on.ca
lowerthames@odyssey.on.ca

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Lectures recommandées

The Thames River Watershed: A Background Study for Nomination under the Canadian Heritage Rivers System, 1998.

The Thames Strategy: Managing the Thames as a Canadian Heritage River, 2000.

On peut se procurer ces deux rapports auprès de la Upper Thames River Conservation Authority

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