État de la rivière 2005-2006
Rivière Thames (Ontario)
« L'extrême Sud du Canada »
Désignée en 2000
Les valeurs patrimoniales de la rivière Thames demeurent solides en dépit du fait qu’elle est située dans une région très développée du Canada.
Au printemps 2005, le Comité de la rivière du patrimoine canadien Thames a organisé le cinquième Symposium annuel de la rivière Thames à Stratford, en Ontario. Environ 75 personnes provenant de tout le bassin hydrographique se sont rassemblées pour assister à des conférences sur le tourisme et la reforestation ainsi que pour entendre des récits sur la rivière. Le Comité a aussi produit le numéro d’automne du bulletin Thames River Happenings, qui a été distribué à des groupes, des clubs, des bibliothèques et des organismes du bassin.
Valeurs du patrimoine naturel
Le 22 avril, à l’occasion du Jour de la Terre, plus de mille résidants du bassin hydrographique de la Thames ont participé à la sixième corvée annuelle de nettoyage de la rivière. Cette activité bénévole connaît un succès grandissant au fil des ans.
Les fermiers du bassin hydrographique ont reçu quelque 400 000 $ en subventions dans le cadre du Projet d'assainissement des eaux afin de modifier leurs activités et d’améliorer ainsi la qualité de l’eau. Les propriétaires fonciers ont donné 600 000 $ de leur poche pour la réalisation du projet.
En 2005, on a retiré deux petits déversoirs des affluents de la Thames afin d’améliorer la qualité de l’eau et de faciliter les mouvements des poissons. Les déversoirs de Dingman et d’Oxbow ne servaient plus, et c’est pourquoi la Upper Thames River Conservation Authority et ses partenaires ont vu à leur retrait. D’autres retraits sont prévus.
Valeurs du patrimoine culturel
Plusieurs activités annuelles de reconstitution historique ont eu lieu dans le bassin hydrographique en 2005, dont Faire at the Forks à Chatham, Fairfield Comes Alive à Fairfield (près de Thamesville), Battle of Longwoods au sud-ouest de London, et une reconstitution d’une bataille de la guerre de Sécession dans l’aire de conservation Wildwood, près de St. Marys.
Le musée Fairfield, près de Thamesville, a reçu une subvention pour la naturalisation d’une partie de sa propriété afin de lui rendre son aspect de prairie d’herbes hautes, communauté végétale jadis très répandue, mais aujourd’hui rare dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Le musée, en partenariat avec le collège Ridgetown, a aussi aménagé un sentier qui mène à la rivière Thames et qui permet d’en découvrir le patrimoine.
Beaucoup d’établissements artistiques se sont inspirés de la rivière. À London, des artistes ont utilisé des cartes pour monter une exposition axée sur la Thames qu’ils ont présentée au 1, rue Dundas, à la « fourche » de la rivière. La Gallery 96 de Stratford a commandité une exposition dans laquelle de jeunes artistes témoignaient de l’importance actuelle de la rivière Avon, un affluent de la Thames, dans leur communauté.
Valeurs récréatives
La Thames a accueilli plusieurs courses de canots dragon en 2004, notamment à Stratford, London, Woodstock et St. Marys. Les clubs de canotage, d'aviron, de voile, de randonnée pédestre et autres du bassin continuent de faire un excellent usage de la rivière, des réservoirs et des terres adjacentes. Le 8 juillet, on a célébré la Journée de la pêche en famille, activité populaire tenue dans trois aires de conservation du bassin.
Portes ouvertes Ontario a permis au public de visiter différents lieux et édifices du patrimoine auxquels il n’a pas normalement accès. Plusieurs d’entre eux étaient situés à London et à Chatham-Kent, dont les cavernes du barrage Fanshawe et le théâtre Chatham Capital, récemment restauré.
La Ville d’Ingersoll a aménagé un nouveau sentier pédestre reliant le Cheese Factory Museum and Sports Hall of Fame à d’autres sentiers le long de la Thames Sud.
Sujets de préoccupation
Le fait que la Thames se trouve dans une région très développée de l'Ontario occasionne des conflits opposant préservation à croissance et développement. La Ville de London a terminé la phase I de son plan du corridor de la Thames qui vise à planifier la croissance et la protection de cet élément si important.
Étant donné qu’ils prennent de l’âge et que leurs coûts d’entretien grimpent, les édifices patrimoniaux des petites villes et des villages continuent d’être menacés.
La surveillance de la moule zébrée, espèce envahissante dont la présence a été relevée pour la première fois en 2003, montre que l'espèce s'est étendue à plusieurs endroits du cours supérieur de la Thames, mais qu’il n’y a pas eu encore de perturbation majeure. La surveillance des espèces envahissantes permet de suivre de près la liste sans cesse croissante des plantes et des organismes aquatiques qui menacent la diversité écologique de cette région du Canada si riche au plan biologique.
Pour plus d’information, communiquer avec Cathy Quinlan (519-451-2800, poste 234; quinlanc@thamesriver.on.ca)
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