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Rivière Three Rivers


Le basssin Three Rivers
Île-du-Prince-Édouard : une imposante rivière sur une toute petite île
Désignée en 2004

 

L’Île-du-Prince-Édouard tire sans doute davantage sa renommée de la maison d’Anne aux pignons verts, mais on doit garder à l’esprit que les rivières forment également une partie intégrale du patrimoine de cette île. La région du bassin Three Rivers englobe les rivières Cardigan, Brudenell et Montague/Valleyfield, qui déversent leurs eaux dans la baie de Cardigan, sur le détroit de Northumberland, par trois estuaires à marée allongés et en forme de doigt.

 

Le bassin Three Rivers offre une variété d’habitats et de berges inaltérés, incluant des marais salés, des rives sablonneuses et des forêts mixtes. Les oiseaux migrateurs, comme la sauvagine, fréquentent l’estuaire, et les truites et les saumons vivent et se reproduisent dans toutes les eaux du bassin hydrographique.

 

Rivière Three Rivers - Photo

Fiche de renseignements

Toutefois, ce sont davantage les valeurs culturelles qui font du bassin hydrographique du bassin Three Rivers un site exceptionnel au Canada. Des vestiges archéologiques trouvés dans la région, comme les grattoirs ou racloirs et les têtes de harpons, témoignent d’une occupation des lieux par les Micmacs bien antérieure à l’arrivée des Européens. D’ailleurs, dès leur arrivée dans la région, les Européens ont constaté d’emblée que le bassin Three Rivers représentait l’un des meilleurs havres en Amérique du Nord. La région est rapidement devenue un lieu de colonisation privilégié où se pratiquait la pêche commerciale. En 1732, le village de Jean Pierre Roma, sur les rives du bassin Three Rivers, fut l’une des premières localités francophones à s’établir à l ’Île-du-Prince-Édouard, et devint rapidement la plaque tournante de la civilisation européenne installée sur l’île. Il fut d’ailleurs un temps où tous les chemins de l’Île-du-Prince-Édouard menaient au bassin Three Rivers!

 

Les canoéistes peuvent sillonner les trois rivières sur plus de 52 km, une distance fort appréciable pour cette île de taille plutôt modeste. On retrouve aussi plusieurs rives sablonneuses d’excellente qualité, des sentiers, dont la Confederation Trail (le plus long sentier à fins multiples de l’Île-du-Prince-Édouard), ainsi que trois routes panoramiques du patrimoine. Les activités les plus populaires incluent la pêche à la truite mouchetée, au saumon de l’Atlantique et au gaspareau, un poisson-appât couramment utilisé.